Au cours du VII ème siècle, le Moine OMER a été envoyé à l'Abbaye de Luxeuil par le roi Dagobert ( celui qui ?..... ben ouais !....) pour évangéliser Thérouanne. Il fit venir ensuite quelques moines pour l'aider: Momelin, Bertin, Ebertram. Il leur donna la terre de Sithieu sur une boucle de la riviére de l'Aa. C'est là que s'éleva l'Abbaye de Saint Bertin.

    C'est auprés des Abbayes que souvent des gens s'assemblent pour fonder des villes, souvent aussi près des tombeaux des Saints. Entre le sommet de la colline où Saint Omer avait été enseveli, et l'Abbaye des moines de Sithieu, des habitants s'installèrent, des commerçants, des industriels modestes de la laine, les quatres grandes rues parralléles de St Omer montrent encore le chemin que parcouraient les hommes, allant des entrepôts de la rivière au marché, et au château des Comtes de Flandres.

    Les marchands et les artisans de la laine, épars dans les campagnes, se rassemblérent sur la coline qu'on pouvait fortifier contre les Normands avides et cruels et les seigneurs quréleurs. Le péril commun leur donna le sentiment d'une fraternité et d'une aide collective, et d'autre part, la nécessité d'assurer leur prospérité matérielle les incita à organiser leur métier et à le réglementer. Il créérent un " Gilde " L'union de leurs intérêt et de leurs sentiments les rendit forts et fiers. C'est le sentiment de leur communauté fraternelle qui, en 1127, leur donna l'audace d'imposer leur volonté au Comte de Flandre, Guillaume Cliton et d'obtenir la reconnaissance de leurs lois et coutumes, ce qu'ils appelaient leur commune, autrement dit leur " Charte ".

    Dès lors, la ville s'enrichit. On voit s'élever de belle église : l'Aabbatiale, la collégiale, mais aussi la Gilde halle où régnent les Echevins qui gouvernent la communauté des habitants, et celles des métiers. Dès l'importation du tabac, celui préparé à Saint-Omer fut renommé, on prépara des pipes, dont le musée renferment une riche collection, probablement unique en France. Quand en 1910, le tabac devint l'objet d'un monopole d'état, l'industrie des pipes lui survécut et fut extrémement prospére. Elle ne fut combattue que par la pipe de Saint Claude, moins jolie mais plus durable.

    Saint-Omer fut un moment la ville la plus riche de l'Artois, mais située entre la Flandre, l'Angleterre et la France, elle fut souvent foulée, piétinée. Elle fut aussi le lieu de réunions, d'assemblées princiéres, de fêtes, de mariages, de tournois, et de chapitre de la toison d'or.



L'Hôtel de Ville construit entre 1834 et 1841 avec des matériaux provenant de l'ancienne Eglise Abbatiale de Saint Bertin. Il remplace l'ancienne halle echevinale qui existait depuis le XIVéme siècle.
 En face, au ras du sol de la place, une plaque marque l'emplacement de la chapelle Notre Dame des Miracles, érigée de 1272 à 1280 avec la permission de Robert II, Comte d'Artois.

        A droite, l'ancien Baillage, construit grâce à la générosité de Louis XVI, comme l'indique le chronogramme de frise. Au sommet les statues des quatre vertues : la force, la prudence, la justice, la tempérance.

        A proximité le jardin public,un des plus beau de France, parfaitement planté et fleuri, aménagé sur l'emplacement des anciennes fortifications. Vous y trouverez aussi le jardin zoologique, les cascades et l'étang des cygnes, et le kiosque central