"L’entrepreneuriat est une voie d’insertion professionnelle que
l’étudiant (de formation initiale ou de formation continue) peut
raisonnablement envisager. Le premier objectif d’Entrepreneuriat
Campus Aquitaine (ECA) est de lui montrer que, quel que soit le
domaine (art, culture, économie sociale et solidaire, haute
technologie, etc.), l’esprit d’entreprise permet, d’une part, à
l’individu de se réaliser et, d’autre part, d’apporter de la valeur
économique et/ou sociale à l’organisation qu’il crée ou reprend, ou
à celle qui l’emploie, que cette organisation relève de la sphère
privée ou de la sphère publique, de la firme ou de l’association, du
contexte professionnel essentiellement mais pas uniquement.
Sensibilisation, formation et conseil-accompagnement, tout un réseau
de partenaires se mobilise autour de nos actions dans le domaine de
l'entrepreneuriat, qu'il s'agisse de notre
Licence Professionnelle Entrepreneuriat, de notre Master
Création, Reprise d'Entreprise et Entrepreneuriat ou des actions
menées par le dispositif
Entrepreneuriat Campus Aquitaine (ECA) pour apporter à
l’étudiant et au jeune diplômé les moyens de se révéler et de
s’insérer dans une vie active par l’entrepreneuriat, notamment en
apportant des idées nouvelles, en innovant. Cet engagement ne se
réduit donc pas à la création d’entreprise, ni même à la reprise
d’entreprise. L’individu peut entreprendre non pas pour son propre
compte, mais pour l’organisation lui confiant un projet de
développement (intrapreneuriat). Plus largement, pour que nos
entreprises entreprennent (ce qui n’est pas anormal…), encore
faut-il leur apporter des candidats aptes à porter pour elles ce
type de projet. L’entreprise, au sens dynamique du terme, est un
moteur économique et/ou social que le système éducatif doit
susciter, expliquer, voire démystifier."
Pr. Thierry Verstraete
Le
manuel servant de support à nos formations
ci dessous, quelques références académiques
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Charger un essai de clarification du domaine
L'entrepreneuriat fait l'objet d'un engouement médiatique et politique pouvant conduire à des amalgames. Il est parfois utilisé dans des formes adjectives surprenantes. L'expression " stratégie entrepreneuriale " semble néanmoins tout à fait à propos, en témoigne la sortie de numéros spéciaux dans des revues savantes. Celles-ci, à travers leurs coordinateurs, tiennent néanmoins des propos ambigus quant à l'intégration du domaine de l'entrepreneuriat à celui du management stratégique.
L' essai que nous vous proposons de télécharger, gratuitement
puisque la visée de l'ADREG est de participer à la diffusion des
connaissances, s'intéresse aux problématiques correspondantes et vise à clarifier le
domaine de l'Entrepreneuriat. Notamment, il montre sa singularité
par rapport à celui du management stratégique.
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Charger une théorisation du phénomène
Après en
avoir montrer la singularité dans la précédente publication, l’auteur
livre sa représentation de l’entrepreneuriat. Le modèle comporte trois
niveaux d’analyse (cognitif, structural, praxéologique) s’appliquant à
la relation symbiotique liant l’entrepreneur (ou les entrepreneurs
s’associant pour l’occasion) et l’organisation impulsée par celui-ci.
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Charger un manuel sur le domaine
Les auteurs traduisent dans ce manuel les
théories et les concepts de la création d’entreprise et de
l’entrepreneuriat en éléments pédagogiques de réflexion et d’action
pour les étudiants de l’enseignement supérieur et leurs enseignants.
Ceux-ci y trouveront un matériel pédagogique original et éprouvé par
plus de quinze années de pratique de l’enseignement de
l’entrepreneuriat dans des formations allant du premier cycle au
troisième cycle universitaire, ainsi qu’en école de commerce et en
école d’ingénieurs. L’ouvrage conviendra aux chercheurs découvrant
le domaine de l’entrepreneuriat et plus spécifiquement le corpus
relatif à la création d’entreprise. Le chercheur confirmé y trouvera
une vision originale du domaine et des modes d’action proposés aux
porteurs de projet de création d’entreprise.
Charger un article présentant les
paradigmes du domaine
l’entrepreneuriat
est un domaine de recherche pouvant être qualifié de
préparadigmatique. Il a dépassé l’émergence mais semble stagner à
l’adolescence. Pour grandir encore, il lui faut, entre autres, sans
doute montrer davantage à la communauté de la recherche ses écoles
de pensée, ses courants ou, plus encore, ses paradigmes pour qu’un
relatif consensus puisse, non pas régir les programmes de recherche,
mais offrir un cadre minimal d’accumulation des connaissances. Sans
verser dans l’état de l’art, et en prenant certes le risque de
partialité, le texte relève quatre paradigmes génériques pour un
double objectif : discuter, à la fois, des paradigmes en
entrepreneuriat et de leur complémentarité...
Le Business Model pour entreprendre
Née avec le phénomène des «
start-up » sur Internet, l’expression « Business Model » s’emploie
désormais pour tout type de projet entrepreneurial. Néanmoins, elle
pose encore tout un ensemble de questions parmi lesquelles :
qu’est-ce qu’un Business Model ? Comment l’élaborer ? Est-ce utile à
l’entrepreneur ? Après tout, de nombreux projets de création
d’entreprise ont été couronnés de succès sans que leurs porteurs
connaissent cette notion. Dans cet ouvrage, et sur la base d’un
référentiel solide, le Business Model est conçu comme une convention
relative à la Génération d’une valeur reconnue par des marchés
intéressés par ce que propose l’entrepreneur (concevoir une offre et
la fabriquer),à la Rémunération de cette valeur (quoi, comment et
combien gagner) et au Partage de la réussite avec l’ensemble des
partenaires du projet (établir des relations
gagnant-gagnant). Les auteurs conceptualisent la notion par ce
modèle GRP afin depouvoir décliner pratiquement leur théorie. Ainsi,
ils répondent aux trois questions précédentes en proposant des
outils pratiques et pédagogiques permettant de définir le Business
Model, de l’élaborer et d’en apprécier l’utilité.
Cet ouvrage s’adresse aux spécialistes travaillant la notion de
Business Model (chercheurs, conseillers, enseignants-chercheurs),
aux étudiants de formation initiale ou de formation continue suivant
une formation en entrepreneuriat, aux enseignants dispensant cette
formation ou la concevant, ainsi qu’aux entrepreneurs et dirigeants
de PME ou de TPE.
Préparer le lancement de son affaire.
Guide à l'usage du créateur d'entreprise et de son conseiller
Tout créateur d’entreprise devrait
avoir deux réflexes pour mettre au point son projet, parce qu’il est
démontré que ceux-ci diminuent considérablement les risques d’échec
: faire preuve de méthode et se faire conseiller.
Cet ouvrage vise précisément, en présentant une démarche de mise au
point d’une affaire, à établir un lien entre le créateur et son
conseiller. Aucune méthode ne pouvant prétendre couvrir tous les
détails d’un projet singulier, il s’agit davantage de guider le
créateur en mettant au jour les grands chapitres à aborder dans un
processus entrepreneurial. Sur cette base, le conseiller peut ainsi
mieux aider l’entrepreneur à voir les aspects essentiels qu’il lui
faut travailler et informer son client au moment propice, s’agissant
des détails. Quant au créateur, il dispose d’une ligne directrice
lui permettant, en quelque sorte, de « voir » l’avancement de son
projet.
La méthode présentée est éprouvée dans le cadre de l’accompagnement
des créateurs d’entreprise. Elle intègre des notions modernes de
type Business Model et discute de la forme du plan d’affaires. Elle
a également participé à la sensibilisation à l’entrepreneuriat de
plus de 7000 étudiants en France. Si cet ouvrage est à destination
des créateurs d’entreprise effectifs ou potentiels, il a été conçu
pour être un soutien à leurs conseillers. Il constitue un guide ou
un point de rencontre entre ces deux publics devant apprendre l’un
de l’autre (le créateur apprend du conseiller une méthode, le
conseiller apprend du créateur un projet singulier). Les concepteurs
de programmes pédagogiques en entrepreneuriat puiseront également
dans l’ouvrage un cadre générique pour concevoir une formation
pertinente sur la base d’une méthode éprouvée.
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Extrait d'ouvrage
©
Verstraete T.
Proposition
d'un cadre théorique pour la recherche en entrepreneuriat:
PhE = f [(C x S x P)
⊂
(E x O)], Editions de l'ADREG,
2003
(à télécharger
gratuitement ici)

Bygrave
et Hofer (1991), ainsi que Gartner (1985), entre autres,
s’inscrivent dans la perspective d’un entrepreneuriat correspondant
à la création d’une organisation. Elle n’est pas nouvelle et il est
difficile d’identifier l’initiateur. Dans une certaine mesure, elle
rejoint une acception schumpétérienne dont nous nous démarquons
lorsque l’entrepreneuriat est amalgamé à l’innovation. Dans notre
thèse, l’entrepreneuriat est vu comme un phénomène conduisant à la
création d’une organisation impulsée par un ou plusieurs individus
s’étant associés pour l’occasion.
Trois niveaux d’étude du phénomène entrepreneurial peuvent être
pointés dans la littérature : l’entrepreneur (ou les entrepreneurs
car ils peuvent être plusieurs à impulser la même organisation du
point de vue de l’observateur), ses actions et le contexte au sein
duquel il entreprend. Mais il serait tautologique de modéliser
l’entrepreneuriat sur la base de ces trois niveaux car, pour tout
phénomène social, on peut identifier le ou les acteurs, leurs
actions et le contexte au sein duquel le phénomène est observé. Pour
qu’un apport scientifique soit relevé, il est nécessaire de dépasser
cette facilité.
Pour comprendre et représenter le phénomène entrepreneurial, il est
possible de considérer plus précisément :
- un niveau cognitif (C) : il correspond à l’état cognitif
conduisant un individu à entreprendre, aux connaissances de
l’entrepreneur ainsi que tout ce qui a contribué, d’une part, à lui
apporter ces connaissances et, d’autre part, à forger cet état
cognitif (y compris ses intentions et attitudes). Celui-ci découle
d’un exercice réflexif permanent, des situations d’apprentissage
dans lesquelles l’individu a été placé et de la vision que ce
dernier possède de ses affaires (sa vision stratégique). Lorsque les
individus sont plusieurs et s’associent pour entreprendre, des
problématiques relatives à des conflits qu’on pourrait qualifier de
« cognitifs » risquent d’émerger et, pour certains, aller jusqu’aux
tribunaux. A l’inverse, la confrontation de représentations diverses
peut être une richesse profitant autant au projet qu’à ses
protagonistes (dès lors évidemment que ces divergences ne nuisent
pas à l’interaction constructives des porteurs du projet) ;
- un niveau structural (S) : il correspond à la structure du
contexte environnant l’entrepreneur agissant. Sans évincer trop
facilement l’influence des sujets, il ne faudrait toutefois pas
négliger le poids des structures sur les autres niveaux du modèle.
Il est important d’appréhender les bases structurelles du système,
qu’il s’agisse des règles, conventions, représentations, ou encore
institutions définissant, en partie, le jeu avec lequel
l’entrepreneur doit composer pour emporter l’adhésion des parties
prenantes et pérenniser l’organisation impulsée (du moins, lorsque
c’est dans les objectifs de cet entrepreneur). Evidemment,
l’entrepreneur peut ériger un système conventionnel au sein duquel
les parties prenantes vont déceler des conditions d’échange
favorables ;
- un niveau praxéologique (P) : il intègre les actions fondamentales
entreprises. Celles-ci relèvent, d’une part, des multiples
positionnements de l’entrepreneur et de l’organisation impulsée
vis-à-vis des concurrents et des parties prenantes diverses et,
d’autre part, de la configuration formée afin de produire les
éléments qui permettront l’échange, si possible durable, avec ces
parties. Dans ce cadre, les politiques mises en place (politique
financière, politique salariale, etc.) visent à optimiser les
relations d’échange avec les parties prenantes ;
Ces niveaux s’expriment d’une façon singulière dans le cadre de la
relation liant l’entrepreneur (E) et l’organisation (O) que cet
entrepreneur impulse.
C, S et P sont irréductibles à des fins d’analyse, mais
indissociables sur le plan pratique, leurs interactions (les « x »
dans le modèle) constituent également des niveaux d’analyse de la
recherche en entrepreneuriat. Pour prendre un exemple liant le
niveau cognitif et le niveau structural, outre un emprunt, modéré,
aux thèses culturalistes, le recours à des théories comme celle des
conventions ou encore celle des représentations sociales peut
constituer un prisme pertinent d'analyse lorsque ces théories sont
articulées à celles de l'identité pour comprendre le processus de
socialisation entrepreneuriale.
L’ensemble du propos des sections qui suivent comporte plus ou moins
explicitement les liens d’indissociabilité des niveaux (les théories
mobilisées les portent parfois en elles).
Ainsi, l’apport des recherches sur le phénomène s’appuie : sur la
compréhension des connaissances de l’entrepreneur le conduisant à
entreprendre (C) ; la singularité des actions appelées par l’acte
(P) ; la structure des contextes au sein desquels le phénomène
émerge (S) ; l’entrepreneur (E) en tant qu’individu, notamment son
histoire de vie et autres aspects généraux (dispositions,
affectivité, émotions…) permettant de mieux le connaître ;
l’organisation impulsée (O). Autrement dit, un programme de
recherche en entrepreneuriat vise à apporter des connaissances sur
chacune des dimensions (C, P, S), sur leurs interactions, et sur la
relation à laquelle elles s’appliquent, à savoir l’entrepreneur et
l’organisation impulsée (E et O). Synthétiquement, avec PhE =
Phénomène Entrepreneurial :
PhE = f [( C x P x S )
Ì (E x O)]
Pour Shapero et Sokol (1982) l’entrepreneur peut être pluriel. Ici
le E du modèle peut impliquer plusieurs individus revêtant le statut
d’entrepreneur par l’impulsion d’une organisation avec laquelle ils
sont dans une relation de type symbiotique .
Il est clair que les « x », représentant les interactions de ce
modèle systémique, lient les trois niveaux, indissociables mais
irréductibles l’un à l’autre ; graphiquement cela donne :

Le lecteur aura remarqué
l’utilisation du terme impulsion, plutôt que l’emploi de celui de
création. Ce choix sémantique a son importance dans
l'entrepreneuriat. Si l’impulsion ne renvoie pas seulement et
forcément à la soudaineté et à la brièveté d’une force exerçant une
action en vue de modifier un état donné, en concernant également le
développement d’une activité ou d’une entreprise, elle suppose le
déclenchement d’une dynamique (cf. la définition donnée par le
dictionnaire Larousse). Lorsque l’entrepreneur n’impulse plus le
mouvement donnant lieu à la création d’une organisation (plus ou
moins grande, ce qui prend plus ou moins de temps), il sort du champ
d’investigation de l’entrepreneuriat. Ainsi vu, tout dirigeant n’est
pas entrepreneur, c'est-à-dire lorsqu'il n’est pas, ou plus, dans
cette démarche créatrice et qu’il se contente de la routine. Les
membres de l’organisation qu’il a créée peuvent néanmoins le relayer
dans ce type de tâche, notamment ceux participant à la formulation
et à la mise en œuvre de la stratégie, s’ils sont investis du
pouvoir afférent. Ce point établit l’une des jonctions de la
recherche en entrepreneuriat et de la recherche en stratégie. En
fait, le passage d’une stratégie individuelle à une stratégie
d’organisation (Sammut, 1995 ; de La Ville, 1996, 2000, 2001 ;
Fonrouge, 1999) pourrait constituer le pont entre entrepreneuriat et
management stratégique. Certes les domaines ne peuvent être
strictement balisés. Ce n'est pas parce que le dirigeant
n’entreprend plus, qu'une entité née du phénomène entrepreneurial ne
sait relayer l'initiateur dans la poursuite de l'impulsion
caractéristique du phénomène entrepreneurial (c’est ainsi qu’on
pourra parfois remarquer le remplacement de certains initiateurs
pour que l’organisation puisse continuer sa croissance).
S'il ne faut pas confondre entrepreneuriat et stratégie
entrepreneuriale, on peut voir la seconde comme le désir marqué de
l'entité ou de ceux qui la gouvernent de déployer des attitudes
relevant du comportement que l'on prête aux entrepreneurs, ce qui
peut les conduire à remplacer l’initiateur de l’organisation par un
autre. On rejoindra, en partie, Hitt, Ireland, Camp et Sexton
(2001), pour voir l’entrepreneuriat dans une perspective de création
et le management stratégique dans celle de la quête d’un avantage
concurrentiel. On pourrait ainsi considérer que l’entrepreneuriat
peut ne pas être concerné par la quête d’un avantage concurrentiel
et le terrain fait apparaître de nombreux cas ou la lutte vis-à-vis
des concurrents (n’oublions pas que le terme stratégie vient d’une
acception militaire) n’est pas, a priori, la préoccupation de
l’entrepreneur. Evidemment, il ne faut pas nous faire dire ce qui
n’est pas dit, et il nous semble que l’entrepreneur tourné vers
l’avenir a intérêt à être stratège donc à considérer l’évolution de
son organisation sur la base de l’utilisation des outils du
management stratégique et de ce qu’ils sous-tendent.
Il ne faut pas davantage confondre entrepreneuriat et création
d’entreprise. Sur un plan juridique par exemple, d’autres formes
peuvent naître du phénomène (ex : une association) et, comme le
souligne Bruyat (1993), la création d’une entreprise peut ne
résulter que d’un changement de statut (passage du statut entreprise
individuelle vers une forme sociétale de type SARL). Ce cas ne
reflète pas une réalité toujours entrepreneuriale mais il est
comptabilisé dans les statistiques gouvernementales françaises comme
une création. Sur un plan managérial, ce qu’on appelle une firme
peut n’être qu’une étape dans l’organisation impulsée. En effet,
certains individus ont d’emblée l’ambition de créer une organisation
pour laquelle plusieurs firmes devront naître. A noter que cette
création ou cette impulsion s’effectue sur une base plus ou moins
tangible (création ex-nihilo, certaines reprises d’entreprise et,
dans certains cas : revitalisation d’une entreprise existante, «
intrapreneuriat », etc.). Enfin, il faut s’entendre sur le terme
organisation, qui est autant l’action d’organisation qu’une entité
organisée résultant de cette action (voir page 70 et suivantes du
premier volet du triptyque qui montrent que l’organisation ne peut
se restreindre à ces deux acceptions).
Autrement dit, entre l’assimilation de l’entrepreneuriat à la
création d’entreprise et une vue tautologique confondant
entrepreneuriat et prise d’initiative, il convient d’observer
concrètement un phénomène avant de pouvoir le qualifier
d’entrepreneurial.
L’aspect résolument spécifique de l’entrepreneuriat réside dans la
centralité de l’entrepreneur. Sans verser dans l’étymologie, on peut
raisonnablement admettre que le phénomène entrepreneurial est à
l’initiative de l’entrepreneur. L’idée n’est pas d’oublier
l’organisation, puisque le phénomène donne lieu à sa création. De
façon résumée, l'entrepreneuriat concerne le phénomène relevant
d'une relation symbiotique entre l'entrepreneur et l'organisation
impulsée par celui-ci. On ne peut réduire l'entrepreneuriat ni à
l'entrepreneur, ni à l'organisation impulsée, et on ne peut oublier
les types d'action les liant. Chacun de ces niveaux peut être
éclairé par des fondements théoriques provenant de différentes
disciplines. Ne sont ici présentés que ceux mobilisés dans notre
construction théorique, l’exhaustivité est vaine. Il s’agit
davantage de montrer l’architecture théorique.
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Pour lire la suite, télécharger
l'ouvrage
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autres sources de définition de
l'entrepreneuriat :
Verstraete T. ; Fayolle A.
"Paradigmes et entrepreneuriat", Revue de l'Entrepreneuriat, 4(1),
2005

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