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Le moulin de Villeroy
Gennes-Ivergny (62390)

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Liste des moulins


 Moulin de Gennes-Ivergny
 

Le site des moulins est assez éloigné du village. Il se trouve à cheval sur l’Authie, au hameau de Villeroy, dépendant de la commune de Vitz-sur-Authie. Du côté du Pas-de-Calais, on trouvait jusqu’au 8 août 1971, date de sa destruction par incendie, l’huilerie Coache actionnée par une superbe roue Sagebien de 5,47 m de diamètre qui, seule, subsiste. L’huilerie a été reconstruite en plus moderne, mais de l’autre côté de l’Authie, sur le territoire de la Somme, où elle fonctionne encore.

L’origine de cette huilerie, comme du moulin à farine, est très ancienne. Déjà en 1569 on cite trois moulins à Gennes-Ivergny, dont une foulerie. Sur la rive côté Pas-de-Calais fonctionne encore de nos jours également une puissante turbine produisant de l’électricité.

Mais c’est le moulin côté Somme qui a fait l’objet de trois chantiers successifs de jeunes bénévoles pour reconstituer la grande roue de 5,56 m de diamètre composée de 32 palettes de 1,10 m de large. Après avoir moulu du blé, il a fini son existence somme scierie de bois. Le fils du propriétaire, Edouard Coache, avait participé activement à ce chantier. Depuis, il a quitté un emploi bien protégé pour reprendre la succession de son père à l’huilerie, perpétuant ainsi la tradition familiale. Le bâtiment à l’architecture typique du XIXe siècle avait déjà été restauré par Emile Coache, murs rejointoyés et toiture refaite à neuf, en ardoises, mais il ne subsiste plus rien du mécanisme. Seule l’arbre-moteur en bois portant la roue en ruine restait en place.

Le premier chantier, sous la direction d’un jeune membre de l’ARAM, Pierre Vandaele, et avec l’aide d’un maçon du pays, consiste à prendre les mesures des débris de la roue afin d’en faire les plans, à démolir les maçonneries pourries et à refaire à neuf le mur de soutien de la roue. Le second chantier, en 1983, voit la fabrication de la nouvelle vanne en chêne et le raccourcissement de l’arbre-moteur, puis l’année suivante, la mise en place de la roue et de l’arbre-moteur. Cette opération très délicate, dirigée par le président de l’ARAM, fut une parfaite réussite, et, grande fut la joie de tous lorsque, le 18 août, complètement habillée de ses 96 planches fixées par 464 boulons en inox, la roue tourne pour la première fois. C’est une subvention allouée par le Ministère de l’Environnement (D.U.P.) par l’intermédiaire de l’Union Rempart, qui a permis de financer la fabrication de la roue en fer, réalisée par un artisan de Villeneuve d’Ascq.

Textes : Jean Bruggeman



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