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Moulin Hollebeke
Halluin (59250)

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Moulin Hollebecque
 

Cyrille Hollebecque sollicite par une pétition du 27 septembre 1876, adressée au maire d'Halluin, l'autorisation de construire un moulin à vent à farine. Elle est accordée le 26 janvier 1877, sur la base d'un rapport du 22 janvier de l'agent voyer qui fixe à 74,75 m la distance à respecter entre le moulin et l'axe de la route. Le meunier, originaire de Wervicq en Belgique, rajoute vers 1888-91, un moteur à vapeur dans une dépendance actuellement disparue et qui était accolée à la tour. Le moulin devient ensuite la propriété de René Dumortier, puis de Georges Ghesquières qui en sera le dernier meunier, ayant fait faillite vers 1932. Il passera alors dans différentes mains, en changeant plusieurs fois de destination, avant de devenir propriété communale en 1988.

Le 17 février 1989, il est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Dès son acquisition par la commune, l'ARAM est sollicitée pour prendre en main la maîtrise d'œuvre des opérations de restauration. Des subventions allouées par la Région, la DRAE, la DRAC et le Conseil Général du Nord, et bien entendu l'apport financier de la commune, permettent d'engager rapidement les travaux. C'est le président de l'ARAM qui dresse les plans et contacte les entreprises spécialisées. La maçonnerie est restaurée par une entreprise locale entre septembre 1989 et mai 1990. La charpente de la calotte tournante est fabriquée par les charpentiers de moulins H. et G. Peel de Gistel (Belgique). Elle est couverte de bardeaux de châtaigner par un jeune Compagnon du Devoir dans le cadre de son travail de réception. La galerie en bois est installée par les mêmes charpentiers, mais elle a été préparée par les élèves de l'Institut Professionnel de Roubaix qui réaliseront, dans le courant septembre-octobre 1991, la totalité des portes et des fenêtres. Le spectaculaire levage des 12 tonnes de la calotte tournante est effectuée le 5 septembre 1991, suivi de la queue et de ses quatre bracons, puis les ailes de 24 m d'envergure, le 27 mars suivant. Ce sont les vingtièmes que l'ARAM a contribué à redonner à la région. C'est une superbe réalisation, solide et harmonieuse, qui est inaugurée le 6 juin 1992, et qui depuis, devient peu à peu un centre d'animations convivial et sympathique.

Textes : Jean Bruggeman



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