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Cette réhabilitation fait partie
d’un complexe touristique de loisirs et commercial très important à front de
mer initié par la State Property Development Company Ltd, dont le Président et
M. S. Boolell.
Parmi un ensemble de
constructions tout neuf d’une architecture moderne, très variée et colorée,
dans un environnement de grande qualité, se trouve un moulin à vent dont il ne
reste que la tour . La SPDC
souhaitait rénover le moulin dans un but pédagogique, en état de
fonctionnement, et même d’y ajouter un petit musée dans un bâtiment ancien,
proche du moulin, à rénover également.
La CFE, chargée de la mise en
œuvre, a fait réaliser les plans par un de ses collaborateurs, M. Eelbo, et
fait faire les travaux par des sous-traitants mauriciens, dont l’entreprise
Fit-Out pour le travail du bois.
Le rôle de l’ARAM fut de
contrôler les plans, de les corriger et les compléter dans un premier temps,
puis de se rendre sur place pour conseiller et superviser.
Les premiers contacts ont lieu en
mai 1998, plusieurs réunions de travail sur les plans se tiennent en juin et
juillet entre M. Eelbo et Jean Bruggeman. Au fur et à mesure de l’avancement,
les plans sont expédiés à l’Ile Maurice, permettant aux entreprises de
commencer les travaux de menuiserie et de charpente.
Et puis c’est le départ pour
l’Ile Maurice, le 29 août, entièrement pris en charge par CFE. Après onze
heures d’avion, sans escale, arrivée à 10 heures (12 heures heure locale).
Accueilli à l’aéroport par M. Etienne Brehain, responsable de la société CFE
sur l’Ile, Jean Bruggeman est conduit à l’hôtel Labourdonnais.
Dès l’après-midi, une visite du
moulin permet de voir l’avancement des travaux. La toiture est en cours
d’achèvement au sol. Les menuiseries sont prêtes à être fixées, les meules
(provenant de France et fabriquées à la Ferté-sous-Jouarre) sont posées sur un
lit de poutres à l’étage.
Dès le lendemain matin, les
contacts sont établis avec les différents intervenants, chefs de chantiers et
collaborateurs de M. Brehain, en particulier M.M Balbolia et Naiken.
Une visite du chantier, en pleine
activité, a lieu et tout de suite, c’est l’occasion d’éviter des erreurs en
donnant des indications sur la marche à suivre pour achever le pignon de vent
qui est une partie assez difficile à réaliser.
Dans l’après-midi, visite de
l’atelier Fit-Out, où le rouet est presque achevé. C’est une très belle œuvre
bien réalisée, avec des dents en bois de rose, de même que les fuseaux de la
lanterne.
Puis visite de l’entreprise de
chaudronnerie où se termine la fabrication du noyau métallique de l’arbre-moteur.
Mais une mauvaise interprétation du plan a provoqué une erreur, qui sera
rectifiée dès le lendemain.
Dans la soirée, les plans des
ailes sont revus suite à la modification apportée à la tête des ailes. Les
jours suivants sont consacrés à suivre les travaux, donner toutes les
informations techniques pour la réalisation des ailes, des archures, du système
de trempure, etc. en fonction de ce qui existe et des poutres disponibles.
Le 3 septembre, nous sommes
interviewés par un journaliste du Mauricien,
et par la télévision locale lors d’une conférence de presse à laquelle
assistaient des personnalités dont le Président de la SPDC, l’architecte
mauricien et le meunier des Moulins la Concorde.
Le retour s’est effectué sans
encombre, sous la pluie à Paris, et une belle averse à Lille…
La calotte est installée peu
après et des précisions sont envoyées le même mois pour permettre l’achèvement
de la mise en place du frein.
Au début
décembre, la S.P.D.C. nous demande par l’intermédiaire de M. Brehain de leur
transmettre une proposition de formation d’un meunier, ainsi qu’un petit manuel
de fonctionnement pour ce dernier.
Notre
proposition étant acceptée, le séjour sera cette fois-ci de deux
semaines : la première à charge de la CFE pour contrôler et corriger les
éventuels défauts et la seconde à charge de la SPDC pour former une équipe de
trois « meuniers ». Ce départ pour l’Ile a lieu le 13 mars 1999 et
l’arrivée le lendemain à 13h05 après 11 heures de vol.
Les défauts sont
vite répertoriés. Le frein qui avait été exécuté selon les directives est
cependant démonté pour adapter les articulations et le rendre plus souple, et
on décide de démonter la lanterne, les archures et de soulever la meule
courante pour examiner le boîtard et l’état des meules.
C’est l’occasion
de constater que le gros fer serre trop fort dans l’anille et son manchon. Un
coup de meulage est donné à la fourche du gros fer. La meule est bien
équilibrée, le petit ne flotte pas trop dans le boîtard, les meules demandent à
être rhabillées, mais ce sera pour plus tard. On remet tout en place.
Le 19 mars, le
frein fonctionnant correctement, on fait tourner les ailes, avec le
moteur ! Mais le système mis au point par la société n’est pas tout à fait
fiable et il faudra beaucoup de tâtonnements pour qu’il fonctionne.
Les travaux
reprennent la semaine suivante, les voiles blanches après rectification sont
installées par les « meuniers » qui ont assisté aux opérations pour
mieux comprendre la composition du moulin et son fonctionnement.
Le 25 une réception
et une présentation sont organisées par la SPDC. Les meuniers du moulin de la
Concorde, sont présents et nous nous fixons rendez-vous le lendemain matin pour
une visite de la minoterie très moderne et encore en travaux d’agrandissement.
C’est l’occasion
de découvrir des plans du 18e siècle de divers moulins, à scier les
planches, à poudre, et du moulin à vent restauré. Plan que nous n’avions pas en
notre possession, et qui correspond exactement à ce qui a été réalisé.
Dans
le même temps, un musée était aménagé par M. Catinier,
composé de divers objets, dont des petites meules
à mains en basalte, et de photos de moulins de France
aux ailes semblabes à celles du moulin de Port-Louis.
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