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Le Moulin Blanc
Leers (59115)

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Liste des moulins




Le Moulin Blanc, à Leers - Photo : Paul Povoas
 

Ce beau moulin à la tour bien proportionnée fut bâti en 1852 en remplacement d'un moulin sur pivot renversé par la tempête. C'est le 7 juillet 1851 que la veuve Simon Hubert Fourez obtient du préfet l'autorisation de le rétablir en brique. Son fils lui succède, puis vers 1902, Louis Derache-Fourez, et ensuite les frères : Arthur, Jules et Jean Derache. Le moulin fonctionne jusqu'en octobre 1914, date à laquelle Arthur, le meunier, faillit être fusillé par les allemands qui l'avaient pris pour un espion, parce que, pour satisfaire ses clients, il arrêtait souvent les ailes. Du coup elles ne tourneront plus. Le Moulin tombait en ruine, mais avait encore tout son matériel, lorsque la commune l'achète le 26 février 1971.

Suite à la sensibilisation provoquée par une grande exposition sur le thème des moulins, organisée en janvier 1973 à Wattrelos, ville voisine, la municipalité leersoise organise un référendum : pour ou contre la restauration de l'édifice ? Une majorité de 76 % sur 53 % de votants répond favorablement.

Les travaux débutent la même année et se terminent en 1975. C'est le premier moulin d'une longue série qui retrouve ses ailes (15 janvier 1975). Une superbe fête d'inauguration a lieu le 13 juin 1976. Depuis c'est toujours à la même date que se déroulent les festivités devenues traditionnelles.

En juillet 1983, un chantier de jeunes bénévoles, sous la direction de M. Courbot de Guemps, est mis en place par l'ARAM pour restaurer la maçonnerie dont les joints n'ont pas tenu. En 1984, grâce à des subventions, obtenues par l'ARAM, des Ministères de la Jeunesse et des Sports et de l'Environnement, de la Région et du Département, le mécanisme est rénové et un couple de meules remplacé.

Le moulin, 70 ans après son arrêt, peut de nouveau moudre le blé, et l'inauguration se déroule le 16 juin 1985 en présence des représentants des communes de Coquelles et Jüchen, jumelées avec Leers. Un an plus tard, le 15 juin, un événement imprévu, qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, survient en pleine fête : c'est la rupture de l'arbre-moteur. Le moment d'émotion passé, et après mûres réflexions, il est décidé de rénover le moulin. L'occasion est mise à profit pour enrayer un problème ardu causé par un champignon dévastateur, la mérule. La seule solution possible est de procéder au démontage de tous les étages et de brûler les pièces atteintes. C'est le cabinet Trace qui est chargé d'établir le projet définitif.

C'est alors que, grâce à des subventions obtenues par la ville auprès du Ministère de l'Environnement, du Conseil Régional et du Conseil Général, et avec le concours technique de l'ARAM, les travaux se réalisent de juin 1991 à juin 1992. L'intérieur du moulin est entièrement remis à neuf et les murs injectés d'un produit protecteur, ainsi que les poutres. On profite de l'occasion pour refaire la couverture en bardeaux de châtaigner et restituer le système ancien de la chaise porteuse de la toiture. Et c'est encore une grande fête qui clôture la fin des travaux.

Textes : Jean Bruggeman



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