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 lLe moulin de la Vallée
Rombies et Marchipont (59990)

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Moulin de Rombies et Marchipont
 

Le moulin est déjà mentionné au XIIIe siècle : il appartenait à l’abbaye de Crespin. Au XVIe siècle, il appartient à la vicomté de Sebourg. Il est vendu le 5 décembre 1716 à Jacques Philippe Prudhomme, qui sera le premier d’une longue lignée de meuniers jusqu’en 1904, date à laquelle Gustave Carrez, sous-directeur des moulins de Prouvy en devient propriétaire. Son fils René sera le dernier meunier. En 1981, il le vend au docteur Philippe Dekoker, qui va le restaurer et le sauver ainsi de la ruine.

C’est un beau moulin, à trois jeux de meules, actionnées par une roue métallique en dessus. Le barrage est en pierre de taille. Les ancres du mur de l’entrée donnent le chiffre 1779, date d’une reconstruction. Il est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1993. Il a été le théâtre du tournage d’un film en 1997, avec l’aide de l’ARAM. C’est le 27 mars 1997 que F. Bruneel, directeur de la société Néria-Productions vint nous rendre visite pour que nous lui trouvions le moulin qui servirait de décor pour le film « le roi en son moulin », d’après le roman de Gilbert Bordes. Le 9 mai, nous visitions les moulins à vent de Flandre, et le 22 mai les moulins à eau de l’Avesnois, et c’est finalement le moulin de Rombies qui séduisit le directeur, par son site retiré, calme et champêtre. Les propriétaires, M. et Mme Dekoker acquiécèrent bien volontiers, d’autant plus que c’était l’occasion inespérée de remettre en activité la roue et les meules.

Dés le 29 mai une réunion a lieu au moulin avec Eric Vanleene qui accepte de faire les travaux de restauration de la roue, de renouvellement des dents du rouet et de la remise en marche des deux meules courantes subsistantes, et ceci dans un court délai. Il commence les travaux le 17 juin pour les terminer au début juillet. Le 30 juin, nous démontons l’arbre de transmission du tire-sacs au moulin de Rety, dans le boulonnais, pour remplacer celui disparu de Rombies. Le reste de mécanisme de ce moulin de Rety est exposé au musée des moulins de Villeneuve d’Ascq.

L’ARAM prête du matériel de meunerie, archure avec trémie, marteaux à repiquer, lunettes de rhabilleur, mesures , etc. Des conseils sont prodigués au réalisateur du film, Jacob Berger, et à son équipe sur le fonctionnement des vannes et de la meule. Un faux mur est appliqué sur la sortie vers les vannes, un poteau électrique est transformé en tronc d’arbre, de la terre recouvre la cour en bitume, la maison est complètement transformée et le moulin retrouve son ambiance farineuse…

Tous ces travaux sont à la charge de la société productrice sauf une partie pour les propriétaires.

Le 28 juillet, le tournage commence, avec comme principaux acteurs Jean-Marc Thibault, Noémie Kocher et Vincent Winterhalter. Il se terminera par l’incendie simulé du moulin, dans la nuit du 6 août. Prévu vers 22h, il avait attiré une foule de curieux, mais le tonnerre et les éclairs d’abord lointains s’approchaient de plus en plus au fur et à mesure de la nuit. Vers minuit la pluie commence à tomber, sans rebuter les spectateurs, mais devenant de plus en plus drue pour devenir pluie diluvienne vers 1h30, elle provoque finalement la débâcle. Ce n’est qu’après l’accalmie, vers 4h30 que l’incendie aura lieu… sans témoins ! Le film est sorti sur France 3 le samedi 13 novembre 1999.

Textes : Jean Bruggeman



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