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Des
actes notariés de 1711 et 1713 mentionnent le moulin sous son appellation actuelle,
et la date 1576 découverte lors de la restauration, établit son ancienneté. Comme
tous les vieux moulins, il a été réparé à de nombreuses reprises. Le rouet porte
l'inscription : " JOANNES BAPTISTE BOGAERT ANNO 1776 " et le pivot : " D : VANSTEENE
MDCCCLXXVI ", et bien d'autres sur diverses poutres, dont " DEREEPER AIME 1990
", nom du dernier locataire avant Lucien Bottein, qui lui succède en 1902, avant
d'en devenir le propriétaire en 1919. |
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Ce dernier était originaire d'une famille
de meuniers d'Hoymille et avait épousé la fille de celui de Warhem. En 1959, un
orage brise une aile, mais le moulin était déjà abandonné depuis 1953. En 1964,
Lucien Bottein décède à l'âge de 88 ans, et en 1968 le moulin est vendu aux enchères
et adjugé pour la somme de 5 700 F par son fils Marcel. Seul, sans moyen, il ne
peut entretenir le moulin qui se dégrade de jour en jour. L'un des premiers objectifs
de l'ARAM à sa création est de le sauver, et, après bien de la patience et de
la persévérance, le notaire Me Decamps, d'Hazebrouck, en présence du président
de l'ARAM, réussit à convaincre M. Bottein de céder le moulin à la commune, qui
en devient propriétaire en mars 1975. |
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Le 21 décembre 1977, le Conseil Municipal émet un vote favorable à la restauration.
Il était temps car la fameuse tempête du 11 janvier 1978, qui renversa le moulin
de Coquelles, lui enlève les restants de la toiture et déséquilibre la cage, qui
en dépit de son état de vétusté avancé, résiste malgré tout. L'ARAM prend la décision
de la démonter sans attendre. Le 28 janvier, les ailes et les meules sont enlevées,
mais le vent trop violent repousse le démontage de la cage au 30 du même mois.
Le suspense est grand lorsque tout est paré pour son enlèvement. Chacun retient
son souffle, les câbles se tendent, et instantanément le côté le plus abîmé s'arrache
et s'écroule, entraînant toute la vieille carcasse dans un fracas assourdissant.
Seul subsiste au bout des filins, un triste pan du côté opposé. Il ne restera
plus qu'à construire un moulin tout neuf, mais l'arbre-moteur, les rouets et les
meules sont sauvés. Un chantier de jeunes bénévoles est organisé par l'ARAM la
même année pour reconstruire les quatre dès en piteux état, sous la direction
de Daniel Francke, conseiller municipal, qui, par la suite, s'occupera de toutes
les opérations pour mener à terme cette grande reconstruction. Les étapes vont
se succéder à une cadence régulière, le piédestal est installé sur les dès neufs
en juin 1979, la cage, les 9 et 12 novembre 1981, l'arbre-moteur et la toiture,
le 18 novembre, les bardeaux sont fixés en 1982, le mécanisme installé en 1983
et les ailes le 20 avril de cette même année. Le moulin est complètement reconstruit
et les deux paires de meules, en état de production. Comme toute restauration,
elle se termine par une fête d'inauguration qui se déroule sous un soleil automnal,
le 6 octobre 1984. |
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