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En 1956, la meule est démontée et le moulin est converti en poulailler, clapiers à lapins et remise.
Le 30 septembre 1967, au cours d'une enquête, Géry Demersseman, charpentier de moulins, fait part de l'opération réalisée par son père Désiré, et ajoute que le moulin existe toujours.

Il faudra attendre 1978 pour que l'on se rende sur place vérifier cette affirmation, et quelle ne fut pas notre surprise de constater l'existence d'une superbe cage, presque intacte, et de plus signée, sur l'imposte, de l'inscription DESEN MEULER IS GEMAECKT DOOR MY IOAN 76 (Ce moulin est fait par moi Jean 1776).
Le nom du charpentier est hélas effacé par l'usure de la corde du tire-sacs. Le contact est aussitôt pris avec le propriétaire, M. Coolen, qui accepte de céder la carcasse en échange de la construction d'une remise en dur.





















Celle-ci participera au financement, lequel est complété avec l'apport de la Jeunesse et des Sports, du Conseil Régional et du Conseil Général.

La cage est démontée le 1er octobre 1984 et rénovée sur place, dans l'atelier de l'Association. Les fondations sont érigées en octobrenovembre, ainsi que la motte. Les 12 et 13 février suivant, le piédestal et la cage sont montés par un froid glacial. La robe et la couverture sont posées durant l'été, l'arbre-moteur et le frein ajustés en décembre. Une superbe meule de la Ferté-sous-Jouarre est mise en place en janvier 1986 et les ailes, arrivées de Gistel le 11 juin, sont installées le 24 juin en présence du maire. Quelques finitions sont encore nécessaires pour achever complètement cette belle restauration, et le 19 juin 1988, c'est l'inauguration ; une de plus dans la Région Nord/Pas de Calais, qui peu à peu, retrouve ses moulins qui égayent nos paysages.

En 1895, Jules Bacquet, meunier à Ruminghem, perd son moulin dans un incendie. Il décide d'en trouver un autre pour le remplacer. C'est le moulin Lecoeuche, situé près de l'église de Bambecque, arrêté depuis peu, qui fera l'affaire. L'opération est réalisée par Désiré Demersseman.Quelques temps plus tard, il appartient à Emile Allan-Bacquet, qui décède en mai 1914. Le 18 septembre 1919 il est vendu à Charles Cocquempot-Winocq, puis en 1927 à Jules Douilly. Celui-ci le déplace en 1936 d'environ 200 mètres, sur des rouleaux composés de poteaux téléphoniques.
Le Moulin à farine - Photo (c) : Jean Bruggeman
Le moulin à farine : photo (c) - collection privée
L'affaire conclue, le moulin est démonté le ler octobre 1979 et ramené par convoi exceptionnel le lendemain sur le terrain de l'ARAM, à Villeneuve d'Ascq.
En août 1980, lors d'un chantier de jeunes volontaires, elle est nettoyée, photographiée, mesurée et protégée en attendant de lui trouver une nouvelle destination. Très vite, au cours d'une visite de chantier, MM. Gérard Caudron, maire, et Stievenard, premier adjoint, émettent l'idée de conserver le moulin sur la commune.
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Un livre "Nos Moulins, 20 ans déjà !" par Jean Bruggeman
Jean Bruggeman
Villeneuve d'Ascq
Le Moulin à farine
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Cette délicate opération, étalée sur plusieurs jours, est dirigée par le charpentier Lucien Lanoot.
En novembre, c'est un nouveau moulin qui fonctionne, sans ailes, la cage posant sur des fondations en briques, la meule et l'aplatisseur actionnés par un moteur électrique de 10 CV. En 1948, c'est l'arrêt total.