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DOSSIER CAMPANAIRE
VOYAGE AU CENTRE DE LA CLOCHE
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Cet exposé sur l'art campanaire ne prétend pas au qualificatif de scientifique, il permet néanmoins de faire connaissance avec un sujet qui se révèle bien plus vaste qu'il ne paraît. Il est extrait de l'exposition CAMPANA, présentée dans son intégralité sur ce site. Après deux chapitres d'introduction, le dossier reprend cinq chapitres de l'exposition auxquels vous pouvez accéder directement :
UN PEU DE VOCABULAIRE
Campanaire : Du latin CAMPANA : cloche : relatif aux cloches ou à leur fabrication. Retrouvez le vocabulaire campanaire dans le glossaire de ce site.
LA CLOCHE : UN SON COMPOSITE
Le spectre sonore de la cloche est complexe, voire déroutant pour qui le compare à celui d’autres instruments. Le tintement d’une cloche provoque une vibration émettant une grande quantité d’ondes, de hauteur et d’intensité différentes, sans rapport précis entre elles contrairement à la plupart des autres instruments de musique. Pour cette raison on les appelle “partiels” et non “harmoniques” (comme dans le cas du violon).
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HISTOIRE DES CLOCHES
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DE L'ORIENT VERS L'OCCIDENT
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En Chine, les premières clochettes en terre cuite datent de 5000 ans avant J-C. Dès l’époque des Xia (2100 avant J.C.), les Chinois maîtrisaient la fonte du bronze et fabriquaient des cloches, utilisées lors de cérémonies pour appeler les forces magiques. Dans cette fonction rituelle, la cloche s’intègre à un vaste instrumentarium issu de l’artisanat du bronze : grelots, sonnailles, gongs... Un carillon cérémonial de 65 cloches témoigne de l’avancée des Chinois dans la maîtrise du bronze. Exhumé en 1978 de la tombe du Marquis Yi De Zeng, Province de Hubei - 433 avant J.C., c’est le plus ancien carillon découvert à ce jour. De forme elliptique, les cloches Zhong qui le composent donnent chacune deux tons !
Depuis, la présence des cloches jalonne l’histoire antique à travers les cinq continents. Les cloches apparaissent en Inde, en Thaïlande, en Indonésie, en Arménie, puis dans les vallées du Tigre et de l’Euphrate. On les retrouve en Macédoine, les Grecs les appellent kandannes, les latins tintinabula. Elles ouvrent les bains, les marchés, les spectacles et déjà rythment la vie. En Egypte et en Phénicie, on les utilise pour donner de l’éclat aux fêtes d'Osiris, dieu du monde infernal et juge des morts. Après l’Edit de Milan qui reconnaît la chrétienté au 4ème siècle, après la fin des persécutions, les cloches sont peu à peu employées pour rassembler les fidèles. Dès lors, elles deviennent omniprésentes. Selon une tradition controversée, saint Paulin, Evêque de Nola en Campanie (Italie), aurait introduit les cloches dans les églises au 5ème siècle, leur donnant le nom de "campanae". Peut-être imagina-t-il pour la première fois de les installer dans un campanile et de les sonner en les balançant ?
Les toutes premières cloches étaient petites, fondues ou constituées de deux plaques de métal rivetées entre elles. Ce n’est semble-t-il qu’à la fin du 7ème siècle qu’apparaîtront, en Italie, des fondeurs de cloches rituelles de grande dimension.
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L'ERE FLAMANDE - 17ème, 18ème siècle
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Au coeur des Flandres, à Malines, serait né dès le début du 16ème siècle le premier clavier “à coups de poings”, parfois appelé “à manches de brouette” ou encore simplement "clavier malinois". Cette innovation va permettre de transformer la sonnerie d’appel en carillon instrument de musique. La transmission mécanique, de type “broek-system” ou par barre d’abrégé et équerres, permet à un seul carillonneur de jouer un nombre de cloches très important. Cette avancée technologique va déclencher un élan de création musicale unique au monde et encore vivace de nos jours.
Des centaines de carillons animent les cités belges et hollandaises. Chaque ville moyenne possède son instrument, l’anime, l’entretient, le perfectionne..., le transmet aux générations futures. Ces pays sont un exemple en matière de développement de la tradition campanaire.
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1789 : La Révolution Française entraîna : la destruction de près de 100.000 cloches, transformées en monnaie ou en canons. Aux 18ème et 19ème siècles, les fondeurs dotent nos églises et beffrois de nouvelles cloches.
Mais la Grande Guerre éclate en 1914 ! Cloches et carillons sont à nouveau réquisitionnés à des fins militaires. L’entre-deux-guerres voit renaître le patrimoine mais, à peine amorcé, ce renouvellement subit de plein fouet les dégâts de la seconde guerre mondiale. L’histoire balbutie ! Rares sont les cloches qui ont traversé toutes ces époques troublées.
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Depuis la fin de la guerre, la facture instrumentale n’a cessé de progresser. L’évolution des techniques et la meilleure connaissance des matériaux, permettent d’obtenir, lors de nouvelles créations, une qualité sonore remarquable. Mais pour les carillons anciens, si la mécanique peut bénéficier à tout moment des avancées technologiques, la mauvaise qualité sonore d’une cloche demeure souvent irréversible... La refonte dans ce cas constitue le seul recours. Il s’avère cependant difficile de renier un patrimoine historique au nom de la modernité.
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USAGES DE LA CLOCHES
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Cloche au profil écrasé qui lui confère un son aigre Le braillard sert dans certaines villes à sonner l’alerte, le tocsin. “toquer le saint”.
La cloche signale, informe, prévient. On retrouve la fonction première de la cloche dans d’innombrables situations de la vie civile, de l’antiquité à nos jours : cloche de brume (en mer) ou de tourmente (en montagne), cloche de vignoble ou timbre de passage à niveau, cloche d’usine ou d’école (en ville), clochette de table... les exemples abondent. Le son numérique a parfois remplacé celui de la cloche au nom de la modernité, mais l’universalité et la beauté de l’objet lui rendront, un jour peut-être, ses lettres de noblesse.
pictogramme adopté dans le monde entier pour identifier les dispositifs d’appel
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Comme un métronome, la cloche rythme le temps qui s’écoule. Un signal sonore pénètre partout et en même temps.
Jusqu’au Moyen Âge, mesurer le temps demeure l’apanage d’une minorité nantie : clepsydres, sabliers et cadrans solaires restant des instruments rares.
La cloche permet alors de diffuser une information obtenue au sein de toute une cité. Depuis, deux artisanats d’art se mêlent, s’entrecroisent ou évoluent en parallèle : l’horlogerie et la fabrication des cloches.
Ils sont intimement liés dans l’organisation de l’espace temps qui préoccupe et fascine l’homme depuis qu’il a inventé la cité. Au fil des siècles, l’homme, la mécanique et aujourd’hui l’électronique se sont succédé dans cette fonction devenue indispensable.
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Le bon Dieu Lui-même a besoin des cloches. (proverbe)
De nombreux rites religieux utilisent la cloche pour appeler les fidèles. Elle annonce l’office et accompagne les événements de la vie spirituelle : baptême, communion, mariage, obsèques... Les différentes sonneries, localement codifiées, apportent une couleur sonore à notre environnement : la cloche a appris à rire (à toute volée), à pleurer (glas) et même parfois à chanter (carillon). Autrefois confiée au sacristain, la mission de sonner les cloches incombe aujourd’hui à l’électronique, voire même à l’informatique !
A LA GRACE DU SEIGNEUR Vouée au culte, la cloche reçoit avant sa mise en service la bénédiction divine. Accompagnés de cérémonies fort prisées, ces baptêmes marquent toujours l’histoire de la paroisse où ils se déroulent. “Je t’adjure, esprit pervers et immonde, de te retirer vaincu et de fuir hors de ce métal que Dieu, en le créant, a doté d’une puissante sonorité.”
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PAQUES Le recueillement, dans le silence de la Passion, veut que les cloches se taisent à Pâques. Pour atténuer ce climat de douleur, on raconte aux enfants qu’elles se rendent à Rome auprès du Pape et reviennent chargées de cadeaux et confiseries...
L'ANGELUS La pratique de sonner l’angélus le soir remonte au 11ème siècle, mais ce n’est qu’en 1472 que le roi Louis XI ordonne de marquer la douzième heure du jour en s’agenouillant en hommage à la vierge Marie.
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FONDERIE
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FONDEURS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
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Comme dans toutes les professions les techniques de fabrication ont évolué mais la fonte des cloches demeure un artisanat d’art. Chaque cloche qui va naître restera une pièce unique.
Avec l’accroissement de la taille des cloches, l'artisanat de la fonderie se serait développé dès le 5ème siècle dans le milieu monastique. Il demeure l'apanage presque exclusif du clergé pendant plusieurs siècles. Au Moyen Âge, des fondeurs appelés saintiers apparaissent au sein de l'artisanat civil. Ils professent de manière itinérante car les cloches, difficiles à transporter, doivent être coulées au pied des édifices auxquels on les destine. De cette époque remonte la plus ancienne famille connue en France, les Croisille, originaire du Nord. Vers le 17ème siècle les fondeurs se sédentarisent. La Lorraine, et plus particulièrement le Bassigny lire le dossier berceau de cet artisanat, lègue de grands noms tels que Farnier, Hémony, Drouot...
De nos jours, trois grands fondeurs sont encore en activité : Fonderie de cloches d’Orléans Dominique Bollée à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles (Manche) Paccard Fonderie de cloches et carillons à Sévrier (Haute-Savoie)
Quelques autres fonderies fabriquent sonnailles, clochettes et clarines dans le Sud-Ouest et en Franche-Comté. Certains artisans coulent des cloches de façon plus ponctuelle : Sté Voegelé à Strasbourg.
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La cloche est un objet creux, réalisé en bronze par moulage. La première étape de la fabrication d’une cloche, la plus délicate et la plus longue, consiste à préparer un moule en terre. Successivement le fondeur réalise trois formes qui se superposent :
Le noyau : autrefois en terre, aujourd’hui en aluminium, il représente le vide de l’intérieur de la cloche. La fausse cloche : sa finition est soignée car ce volume sera ensuite détruit pour céder la place au bronze (appelé airain pour la cloche). La fausse cloche préfigure exactement la future cloche. La chape : partie extérieure du moule, elle doit supporter la forte température du métal en fusion.
LES ORNEMENTS Mémoire de cet art séculaire, le décor est réalisé grâce à la technique de la cire perdue. Il n’apparaît sur les cloches que vers le 15ème siècle. Les dédicaces, dévotes, énigmatiques ou historiques, recèlent de nombreux secrets sur l’origine des cloches... Parfois, elles informent même de migrations subies au fil des ans, de tours en clochers...
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Le bronze est chauffé à une température de 1080°C. Une fois démoulée, la cloche va subir plusieurs étapes de finition...
Enterré ou enserré dans un corset, le moule va recevoir le bronze chauffé à plus de mille degrés centigrades. L’opération, délicate, doit s’effectuer en quelques minutes, voire quelques secondes. Des rigoles déversent le métal en fusion dans chaque moule, dégageant de fortes émanations de gaz que l’on brûle. Ensuite vient l’attente, un bourdon de deux tonnes mettra plusieurs jours à refroidir ! Une fois le métal refroidi, le moule est cassé et la cloche libérée. Elle présente à ce stade un aspect noirâtre. Un polissage méticuleux lui redonnera la couleur du bronze rutilant.
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Une analyse électronique du son permet un accordage précis de la cloche. Par meulage ou alésage, l’accordeur va rectifier chacun des principaux partiels qui composent son spectre sonore. Pour effectuer cette opération, on installe la cloche à l’envers sur un tour vertical. De la précision de ce travail dépendra la justesse du son de la cloche. Cette étape est donc essentielle dans la fabrication d’un carillon. Les principaux points d’accordage sont : la fondamentale (note au coup), la tierce mineure, le hum, la quinte et l’octave supérieure.
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MUSIQUE
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DU QUADRILLON AU CARILLON
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L'étymologie attribue l'origine du mot carillon à celui de quadrillon qui désignait un jeu de quatre cloches en série harmonisée. De nombreuses représentations révèlent que l'on tintait ces cloches à l'aide de maillets. 4, 6, 10… le nombre de cloches ne cesse de croître. Au fil des siècles, les carillons deviennent peu à peu de véritables instruments de musique.
Le sonneur "battelait les appiaulx" à l'aide de "clipotiaux" et rythmait la vie de la cité. L’guetteu (Nord) faisait ainsi fonction de gardien de la ville. L’arrivée des claviers et pédaliers va développer considérablement les possibilités de jeu du carillonneur.
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Les transmissions ne cesseront d'évoluer au fil des décennies bien qu'elles aient globalement conservé leur structure originale du 18ème siècle. Si la bonne sonorité d'un carillon dépend principalement de la qualité et de la justesse de ses cloches, d'autres éléments contribuent à faire de chacun d'entre eux un instrument unique : la charpente qui les supporte (beffroi), le clavier, les transmissions, mais aussi son environnement intérieur (architecture) et extérieur (implantation dans la ville).
De nos jours, la facture instrumentale permet au carillonneur un jeu étonnant de finesse et de virtuosité.
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L’utilisation de la cloche comme instrument de musique revêt de nombreuses formes, souvent rattachées à une région ou un pays.
CARILLONS A CLAVIERS... Doté d’un clavier et d’un pédalier le carillon devient apte à aborder un répertoire musical plus élaboré. Il n’est pas simple de classer ces instruments tant le patrimoine est diversifié. De quelques cloches à plusieurs dizaines, manuels ou électrifiés, chacun d’entre eux est unique. ... OU A TRACTION A CORDES Cette tradition séculaire se transmet en Espagne, Suisse, Savoie et dans le Sud-Ouest. Relié aux cloches (de 4 à 6) par les mains, les pieds, parfois les deux, le sonneur obtient une grande diversité de mélodies plus ou moins complexes.
LES HANDBELLS Peu représentés en France, les ensembles de cloches à main sont légion aux Etats-Unis, en Angleterre et aux Pays-Bas. Le son cristallin, la gestuelle des sonneurs réunis en groupes de quatre à plusieurs dizaines, confèrent aux handbells une grande valeur musicale.
Cette liste n’est pas exhaustive... Le CHANGE RINGING par exemple, omniprésent en Grande-Bretagne, ne se rencontre pas du tout en France !
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COMPOSITEURS ET INTERPRETES
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Batteleur dans le Nord, trézeleur en Bourgogne, le carillonneur perpétue l'art de sonner les cloches. Son jeu reste alors exclusivement lié à l'improvisation et se transmet oralement. Les premières traces écrites de musique pour carillon remontent au 17ème siècle. Dès lors, le répertoire va se développer, tant en terme de transcriptions (Johannes de Gruytters) que d’oeuvres originales (Matthias Van den Gheyn), chaque époque apportant sa part de nouveautés. Grâce à quelques grands carillonneurs presque tous originaires du Nord de l'Europe (Jef Denijn, Staf Nees, Maurice Lannoy...), le début du 20ème siècle est marqué par un élan de création sans précédent. De nos jours, quelques compositeurs s'intéressent à l’acoustique particulière et originale de l’instrument (Erwan Chotard, Renaud Gagneux, Lucien Guerinel, Alain Kremski, Vincent Paulet, François Vercken...).
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CARILLONNEUR : UN METIER ? Construire un carillon est simple ; le faire vivre, en revanche, requiert une réelle volonté politique et culturelle locale. La Hollande sur ce point fait figure d’exemple. Elle a réussi à professionnaliser la fonction de carillonneur, notamment grâce au bon état général de son patrimoine. L’artiste donne, souvent dans des villes différentes, cinq à dix concerts hebdomadaires ! La France n’a malheureusement pas encore, au début du 3ème millénaire, réussi à impulser une telle dynamique.
ART MEPRISE ? Populaire, original, traditionnel..., L'art du carillon fédère un grand nombre de qualificatifs, inventés peut-être pour cacher l’isolement dont souffrent les artistes qui oeuvrent à sa reconnaissance et à son développement.
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PATRIMOINE
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Nord-Pas de Calais Terre d’élection du carillon à coups de poings, le Nord rassemble près de la moitié des grands carillons. Forte de cette richesse, la région est devenue le haut-lieu de l’enseignement et de la diffusion.
Bourgogne Au coeur de la Bourgogne, la Côte-d’Or possède cinq carillons dont celui de Dijon, l’un des plus grands de France.
Rhône-Alpes La région abrite plusieurs grands carillons : Chambéry (le plus grand de France en 2001), Lyon, Miribel... Elle est également riche de petits instruments encore en activité (Crest-Voland, Aussois...). Son oeuvre de restauration et de création est un exemple !
Midi-Pyrénées Les carillons du Midi sont plutôt installés dans les édifices religieux, qu’ils soient modestes ou prestigieux comme la cathédrale de Pamiers. Ils sonnent à Noël le Nadalet, mais aussi à Pâques ou à la Saint-Jean et chantent le midi et ses traditions. Ici on ne va pas écouter le carillon, on l'entend...
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CLOCHES Le patrimoine français est si important qu’il est aujourd’hui difficile à évaluer. Paris, à elle seule, ne compte pas moins de 846 cloches inventoriées !
CARILLONS Une cinquantaine de grands carillons (3 octaves et plus) se répartissent majoritairement dans quatre régions françaises : Nord-Pas de Calais, Bourgogne, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées. Les petits instruments, nombreux, se rencontrent plus traditionnellement dans le Sud.
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Sur un édifice, religieux ou civil, des abat-son révèlent souvent la présence de cloches campanile On l’appelle ainsi lorsque le clocher est séparé de l’église. En Flandre, il est en bois et porte le nom de klokhuis (maison des cloches). beffroi Nombreux en Flandre, ils symbolisent la puissance et les libertés communales. Tous n’abritent pas de cloches. Pour les initiés le mot désigne également la charpente en bois ou en métal qui supporte les cloches. clocher Tour parfois surmontée d’une flêche qui abrite les cloches d’une église ou d’une cathédrale.
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