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LE CARILLON A DOUAI
Beffroi de l'Hôtel de Ville
La visite du carillon du beffroi se fait en même temps que celle de l’Hôtel de ville.
Tarifs et renseignements pour la visite :
De 1390 à 1392, deux étages s’élèvent et le plan du troisième est dessiné. Les tourelles apparaissent en 1398 et une terrasse de plomb assure l’étanchéité de la tour. Le beffroi se situe alors à l’angle de l’édifice. Malheureusement en 1410 la construction s’interrompt. Les travaux reprennent cinquante trois ans plus tard mais, en 1471, alors que les travaux ne sont pas encore achevés, un terrible incendie ravage l’Hôtel de ville et une partie du beffroi. On reconstruit presque immédiatement le sommet de la tour tel qu’il se présente encore aujourd’hui. Les diverses salles de l’édifice subissent de nombreuses modifications au cours des siècles et, en 1737, l’aile ouest est reconstruite puis, en 1747, l’aile sud. Vers 1830, les bâtiments devenus vétustes sont détruits... exceptés la salle gothique, la chapelle et le beffroi. La reconstruction reprend en 1840 et 1857. En 1860, la façade de l’Hôtel de ville est doublée, plaçant désormais le beffroi en position centrale. L’aile nouvelle se prolonge à la perpendiculaire et, à l’opposé, une autre aile apparaît en 1873, sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui, formant le plan définitif.
Le nom actuel de ces salles rappelle les anciennes halles aux draps de la ville. Ce cellier à demi enterré se compose de deux salles voûtées d’ogives de grès dont les arcs retombent sur un pilier central. Au fond d’une salle se trouve une ancienne cellule où fut enfermée Marie à Porions, prétendue sorcière condamnée au bûcher.
La chapelle Saint-Michel Edifiée en 1475, et complétée par escalier d’honneur en 1858, elle sert aujourd’hui de vestibule à l’Hôtel de ville. Une colonne taillée en spirale, haute de 6,35 m, reçoit les retombées des nervures d’ogives. Sur les lambris de bois sont gravés les noms des soldats douaisiens et des victimes civiles tués au cours des guerres depuis 1870. La salle des Fêtes Située dans l'aile est, la salle des fêtes date de 1860. On peut y admirer des colonnes de fonte et un grand tableau allégorique "La Paix" d'Omer CHARLET.
Le beffroi La visite du beffroi commence par le rez-de-chaussée où se trouve le clavier d’étude du carillon. La salle des gardes, au premier étage, possède une cheminée monumentale (datant de 1390) ornée de deux têtes sculptées : celle de droite représente Jeanne de Flandre. Une maquette de l’Hôtel de ville permet de découvrir l’ensemble de l’édifice. Au deuxième étage ont été conservés l’ancienne horloge mécanique et son cylindre qui commandaient la ritournelle automatique. La chambre des cloches, percée de quatre fenêtres fermées de hauts abats-sons, se trouve au troisième niveau et abrite la cabine du Maître-Carillonneur. Depuis 1391, la Ville de Douai a rémunéré sans interruption son sonneur de cloches. voir la liste. Le dernier étage, flanqué de quatre tourelles, offre une vue imprenable sur la ville à quarante mètres de hauteur. Vous pourrez y admirer “Joyeuse” (le bourdon de 5.500 kg) et la magnifique charpente de la flèche. L’ascension complète compte 196 marches !
Le carillon actuel a été fabriqué par le fondeur
savoyard Paccard en 1954 et 1974. Cependant, ses deux bourdons Joyeuse et la
Disnée datent de 1924 ; ils ont été coulés par le fondeur douaisien Wauthy,
disparu peu de temps après (retrouver le carillon du beffroi sur
ce site). En 1978, Jacques Lannoy lance l’idée d’un carillon
ambulant pour Douai, qui sortira des ateliers Paccard en 1981.
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