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Bergues

     

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étendue du carillon de Bergues : 50 cloches - 6.500 kg

 

oct. 2

octave 3

octave 4

octave 5

octave 6

octave 7

oct. 8

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échelle de comparaison ci-dessous : carillon du beffroi de Douai : 62 cloches - 18.000 kg

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f grave                               O : cloche présente   -   O : cloche absente                     aigü  g
 

pour info ci-dessous : 1 octave chromatique = 12 cloches = 12 notes

do

do#

ré#

mi

fa

fa#

sol

sol#

la

la#

si

 

Bergues, petite ville flamande entourée de remparts dont la célèbre "couronne d'Hondschoote" a su, malgré de nombreux dommages causés par la deuxième guerre mondiale, garder son caractère ancien. Le beffroi d'origine est vraisemblablement érigé peu de temps après la prise de Bergues par les Français en 1383, puis retouché au XVIe siècle.
En 1944, lors de la retraite allemande, il est complètement détruit. Reconstruit de 1958 à 1961 sous la direction de Paul Gelis qui préserve les grandes lignes de l'édifice précédent, le nouveau monument est inauguré le 2 juillet 1961 : c'est une tour de briques jaunes, haute de 54 mètres, et surmontée du Lion des Flandres.

Conte : le grand carillonneur : ouvrir

Le premier carillon du beffroi fondu par Jean Benvoudt, fondeur de cloches à Bruges, n'était vraisemblablement qu'un petit carillon de ritournelles annonçant la sonnerie de l'heure. Ces cloches furent jouées par quatre musiciens à compter de 1547, les dimanches et jours de fête après les vêpres. Ces cloches devaient être remplacées deux ans plus tard par de nouvelles cloches de même provenance mais plus lourdes. Ces dix cloches, ainsi que la cloche du Ban vont disparaître dans l'embrasement de la ville par les troupes françaises de Charles VI en 1558.

Dès 1560, un fondeur demeurant à Bergues, Simon Heudebert, entreprenait la refonte de la cloche du ban et fondait un nouveau carillon, vraisemblablement de 12 cloches cette fois et bien plus lourd que les deux instruments précédents.

En 1628, la ville commande un nouveau carillon à un fondeur audomarois (Saint-Omer), Jean Blampain. Le nombre des cloches passait alors à 24 et leur poids était pratiquement multiplié par quatre. On y adjoint un cylindre de ritournelle de plus de deux mètres de long pour un mètre quatre-vingt de diamètre.
Entre 1630 et 1928, le carillon se compose de 32 cloches, périodiquement refondues par différents fondeurs au cours du XVIIIe siècle, à l'exception de celle qui traverse les siècles : la cloche du "Ban".

Mis à part son rançonnement par Monsieur de Turenne lors de la prise de la ville en 1658 et Contrairement à ceux de l'abbaye Saint-Winoc et de l'église Saint-Martin, le carillon du beffroi va traverser sans trop de difficultés la période troublée de la Révolution, bien que le député Bouchette ait réclamé à plusieurs reprises sa destruction...
En 1880, la Maison Crouzet-Hildebrand de Paris effectue une révision complète de l'instrument en refondant un certain nombre de cloches pour porter leur nombre à 35.

 

photos Jacques MARTEL
en savoir plus sur le carillon de Bergues

Durant la guerre 1939-1945, en vue du projet de transformation du carillon établi par Maurice Lannoy en 1938, M. Malard, architecte en chef des Monuments Historiques, fait descendre les cloches dans le hall de la mairie, toutes, sauf le bourdon de 1643 et... le "Ban". Cette mesure les épargnera des désastres de 1940 et 1944.
Malheureusement à la fin de la guerre, il n'y avait plus de beffroi pour les abriter et il faut attendre 1961 pour que, une fois le beffroi reconstruit, la municipalité de Bergues contacte la fonderie Paccard dans l'intention de restaurer le carillon. Au cours de l'année suivante l'étude de la réalisation se concrétise par l'implantation au sommet du beffroi de 5 grosses cloches de l'ancien carillon, 30 nouvelles cloches refondues et 3 nouvelles cloches.
Porté ainsi à 38 cloches, le carillon devait encore être agrandi en 1973 pour atteindre aujourd'hui les 50 cloches.

Le premier carillonneur dont on trouve la trace est Pierre Mahieux qui exerce ses fonctions à la tour communale de 1665 à 1667. Il dut confectionner un nouveau clavier à son entrée en fonction. Depuis 1665 jusqu'à nos jours vont ainsi se succéder sans interruption, dix-sept carillonneurs. Le poste de carillonneur restera d'ailleurs un certain temps dans deux familles, celle des Huhayon tout d'abord, de 1771 à 1844, puis celle des Roland, de 1845 à 1928.

Le carillon se situe à l'intérieur du campanile du beffroi. Les cloches les plus lourdes sont disposées "en montre" sur deux niveaux, les plus légères surplombent la cabine du carillonneur sur une armature métallique.

Beffroi inscrit par l'UNESCO le 15 juillet 2005 au 'Patrimoine mondial de l'humanité

 

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Beffroi de l'Hôtel de Ville

50 cloches

fondeurs

BLAMPAIN  (1628)
CROUZET-HILDEBRAND (1880)

Alfred PACCARD (1961 - 1973)

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poids total 6.500 kg
tessiture ré3, sol3, puis chromatique à sol7
battants intérieurs et extérieurs - fonte d'acier

installation

commande manuelle clavier manuel 49 touches en do et pédalier 21 touches Paccard (1973)
transmission électrique, fil d'acier inox, équerres
automatique électrique Chronoquartz Clock-O-Matic (1986)

audition

ritournelles

Heu :  "Reuzelied" (le chant du Reuze)
1/4 et 3/4 :  "Moeder porret" (la mère poireau)
1/2 :  L"Een fraeye man" (Le mari complaisant)

concerts réguliers le lundi à 11 h.
carillonneur titulaire Jacques MARTEL

visite

horaires sur demande
accès 191 marches

renseignements

Office de Tourisme 03.28.68.71.06