Des renards au Blanc-Four

Des renards ont commencé à pulluler la région depuis 5 ans.
 

Cet animal est sujet à controverses : éboueur de la faune pour certains car son alimentation comprend rats, souris, taupes et rats musqués (il en mange 6000 à lui tout seul par an), il est jugé également destructeur et exterminateur du gibier par d’autres (c'est un concurrent direct des chasseurs).


photo de deux renards capturés entre le Blanc-Four et la Viscourt à Linselles

En marge de ce débat, les autorités vétérinaires départementales estiment que les renards sont les vecteurs de maladies graves, dont l’échinococcose alvéolaire (communément appelée maladie du renard) qui provient du taenia échinocoque. Cette pathologie lente se déclare entre 5 et 50 ans après l’infection, les larves  (appelées protoscolex) se logent dans notre foie et constituent des kystes qui, sans traitement approprié, provoquent des lésions comparables à un cancer du foie. Les traitements sont très lourds, l’ablation des parties malades de cet organe est alors le seul remède à ce jour. 

Loin de vouloir céder à la psychose, il nous semble important de veiller à éviter une épidémie dans la région par la méconnaissance des risques associés à la présence du renard. Des mesures simples permettent de limiter la contamination :

-         laver les baies (mûres, fraises, framboises) cueillies sur le bord des chemins et dans les jardins isolés

-         laver plusieurs fois les laitues et les autres récoltes du potager

-         cuire les champignons trouvés dans les près et les bois

-         ne pas toucher un renard et surtout ses petits qu’il aura abondamment léché

-         ne pas caresser les chiens vagabonds qui auront pu se rouler dans les excréments de renards ou manger des animaux infectés par la maladie

Il est rassurant de savoir qu'une cuisson de 5 minutes détruit les œufs du taenia à partir de 60°C. Les omelettes  aux champignons et les confitures  sont sans danger. 

Il est par contre moins rassurant de s’apercevoir qu’il n’existe pas de moyens de dépister la maladie dans notre département. Comme la maladie se déclare au bout de 3 à 15 ans, l’étude épidémiologique est donc difficile, les premiers cas ne se déclareront dans le Nord que dans deux ou trois ans. 10 personnes en meurent chaque année en France.  L’association a décidé de faire procéder à l’analyse de renards capturés. Ceci représente un coût important car les échantillons prélevés sont envoyés par transports spéciaux à l'AFSSA de Nancy.   

Ainsi un prélèvement coûte 40 €, le transport 160 €.


Nous vous invitons à nous aider dans notre démarche citoyenne en adhérant à notre association,
nous vous tiendrons informé des résultats
(il faudra au moins 1 mois d’après le laboratoire)

Pour en savoir plus sur l'échinococcose alvéolaire