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De nouveaux traitements de la toxicomanie ?
Selon le journal "Le Monde", daté du 23 juillet 1999,
Des chercheurs français ont mis au point un médicament
qui pourrait aider à lutter
contre la dépendance aux drogues
Une équipe de chercheurs français, dirigée par Pierre Sokoloff, du laboratoire de neurobiologie et de pharmacologie moléculaire de l'Inserm, annonce, dans le prochain numéro de la revue scientifique britannique Nature (datée 22 juillet), qu'elle a découvert un médicament qui pourrait inhiber le comportement de recherche effrénée de drogue et diminuer le risque de rechute après sevrage. Dénommé le BP897 et développé par le laboratoire pharmaceutique français Bioprojet, ce médicament a montré son efficacité chez des rats cocaïnomanes, mais il pourrait également concerner les phénomènes de dépendance liés à d'autres drogues. Les résultats des tests de toxicologie permettent d'envisager prochainement la mise en route d'essais chez l'homme. (...)
CORTEX PREFRONTAL
Le BP897 se
fixe sur le récepteur D3 de la dopamine, qui avait été
découvert en 1989 par Pierre Sokoloff et Jean-Charles Schwartz.
Il est localisé dans le noyau accumbens, une zone précise
du cerveau située au coeur de la région clé de la
dépendance. Tous les produits qui induisent une dépendance
chez l'homme - la cocaïne, les opiacés, la nicotine ou l'alcool
- augmentent l'activité des cellules nerveuses (neurones) d'une
zone appelée aire tegmentale ventrale. Ces neurones stimulent à
leur tour (...) le cortex préfrontal, par l'intermédiaire
d'une libération de dopamine. Ils envoient également un message
augmentant la libération de dopamine dans le noyau accumbens. (...)
La portée de ce travail dépasse la seule dépendance à la cocaïne. Le récepteur D3 de la dopamine étant situé dans la région clé de toutes les dépendances, on peut espérer pouvoir utiliser le BP897 pour d'autres dépendances, comme celles à l'héroïne, à la nicotine, et pourquoi pas à l'alcool. Plusieurs laboratoires souhaitent l'expérimenter rapidement chez l'homme. Un essai devrait prochainement avoir lieu dans le cadre de la consultation anti-tabac du service du professeur Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne, Paris). On saura alors si l'effet apparemment positif constaté chez le rat est retrouvé chez l'homme.
Elisabeth Bursaux
Toujours selon "Le Monde" du 25 août 1999 :
Un vaccin « anticocaïne » sera essayé sur l'homme avant la fin de l'année
(...)
l'équipe californienne annonce aujourd'hui disposer de résultats
suffisamment probants pour justifier le prochain passage à l'expérimentation
humaine.
(...)
Jean-Yves Nau
Madame
le Dr XX, médecin de Seine-et-Marne, après une perquisition
à son cabinet, a été mise en examen et placée
sous contrôle judiciaire pour "facilitation d'usage de stupéfiants
(Subutex)".
Dans le cadre d'une instruction dans une affaire de drogue, des toxicomanes
ont parlé de l'existence d'un marché noir du Subutex, et
cité le Dr XX comme leur médecin prescripteur.
Le contrôle judiciaire stipule que le Dr XX doit notamment : "s'abstenir
de recevoir, de rencontrer ou d'entrer en relation de quelque façon
que ce soit avec les personnes suivantes : toute clientèle toxicomane
aux fins de traitement de substitution (...)". Ne pas exercer les activités
professionnelles suivantes : toute activité de soin impliquant la
prescription de traitement de substitution et de produits médicamenteux
toxiques tranquilisants, somnifères, antidépresseurs notamment
(...)".
Les dossiers des patients toxicomanes ont été saisis lors
de la perquisition et placés sous scellé.
La
mise en accusation repose sur un délit inexistant : le Subutex n'est
pas un produit stupéfiant au sens légal du terme (seuls sont
concernés les produits dont l'usage est interdit par la loi) mais
une substance vénéneuse à règles de prescription
particulière.
L'interdiction faite au Dr XX de prescrire les traitements cités
lui interdisent de fait d'exercer sa profession. Pire elle met gravement
en danger ses patients toxicomanes, qu'elle ne peut même pas prévenir
de l'interdiction qui lui est faite de les recevoir, et dont les dossiers,
placés sous scellés, ne peuvent pas être consultés
par ceux qui les prendront en charge; nous savons bien les dangers d'une
rupture de traitement avec le risque de recours à l'héroïne,
de surdosage, de contamination.
Cette mise en examen risque de porter un coup d'arrêt à la politique de réduction des risques, dont les statistiques montrent pourtant qu'elle commence à porter ses fruits. Alors que nombre de médecins refusent encore de suivre des toxicomanes en traitement de substitution, cette mise en examen ne les encouragera certainement pas à sauter le pas !
La
mobilisation de met en place avec l'Association Française
pour la Réduction des risques, la Coordination Nationale des Réseaux,
Généralistes et Toxicomanie, le Syndicat de la Médecine
Générale, Médecins du Monde, le réseau Paris
Rive gauche, SOS Drogue International, le Syndicat de la Magistrature.
Quelques informations sur 2 réseaux qui peuvent concerner nos patients dépendants.
Le REVHOC 59-62
Il s'agit du réseau ville-hôpital hépatite C.
Indiquons ici qu'un des buts
de ce réseau est la mise en place de contacts locaux pour le développement
conjoint des soins pour les toxicomanes porteurs du virus C.
Et donc favoriser la naissance
de "réseaux locaux" entre médecins (généralistes,
gastro-entérologues), et infirmiers.
Avec en perspective le démarrage
d'un travail de recherche sur hépatite C et toxicomanie, en particulier
est-il bénéfique d'abaisser les exigences pour débuter
un traitement de l'hépatite C chez les héroïnomanes.
Contact REVHOC : Mme M. Vanderhaegen, hôpital Claude Huriez, aile
Est 4° étage, place de Verdun
59037 Lille Cedex, tel : 03 20 44 55 97
LE RESEAU VIH
de la Communauté Urbaine de Lille : INTERFACE VIH
tél secrétariat : 03 20 69 46 64
Il se réunit tous les 2 mois, et regroupe des professionnels
de santé et sociaux, qui ont en charge des patients porteurs du
VIH. On peut aussi bien y croiser des malades et membres d'associations
de malades, des spécialistes d'infectiologie de Tourcoing, des généralistes
ou infirmiers libéraux, des travailleurs sociaux, des professionnels
de la santé publique.
Les réunions sont très ouvertes.
Prochaine réunion : jeudi 21 septembre 2000 à 20 h
à l'ADSSEAD - 23 rue Malus à Lille. Thème : échappement,
observance
prochains rendez-vous, même heure et même adresse
16/11/00 : limites de la prévention
7/12/00 : réunions d'échanges et AG avec élections.
Il est paru au Journal Officiel du
16 février 2000, que la prescription de Méthadone
est désormais de 14 jours maximum en médecine de ville avec
délivrance en Pharmacie pour une durée maximum de 7 jours