10 Février 2009: 9 axes de travail pour un l'avenir du cyclisme  
02 Février 2009: Les réponses à un CTS
28 Janvier 2009: Les grandes lignes du programme à la course à la présidence
28 Janvier 2009: Dix grands axes de travail pour la Fédération Française de Cyclisme
 
 

9 axes de travail pour l'avenir du cyclisme (posté le 12 février09) guimard47@hotmail.com

Bousculer les habitudes, c'est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses. 9 axes de travail pour notre fédération.


1/ CHANGER LES STATUTS Objectif fin 2009

Nous sommes tous conscients du fait que les statuts de la FFC sont devenus obsolètes. Son système d’élection, archaïque, à un principe clair : éliminer et coopter. De ce fait, il est - par obligation - clanique. Il écarte ainsi une majeure partie des acteurs de la FFC.


a/ Elections régionales
Je propose aux comités régionaux de réformer complètement leur système électoral avec :
* Des collèges semblables à ceux qu’ils sont aujourd’hui.
* Un collège des meilleurs clubs.
* Un collège des clubs organisateurs des plus grandes épreuves.
* Un collège des disciplines BMX et VTT (avec des quotas plus importants).
* Un collège des entraîneurs.
* Un collège général


Question : Les comités départementaux ont-ils une réelle utilité ?
- Ne diluent-ils pas les responsabilités ?
- N’alourdissent-ils pas les contraintes administratives et financières ?
- Ne ralentissent-ils pas la mise en place des nouvelles dispositions ?
- Une commission départementale ne serait-elle pas plus légère, plus réactive,
et donc plus efficace ?


b/ Election fédérale nationale par scrutin de liste
Avec le système des grands électeurs, mais de façon élargie pour que toutes
les différentes familles du cyclisme soient représentées.


2/ UN AUDIT FINANCIER. Objectif immédiat.
Seul un audit financier et structurel permettra de définir la situation réelle et le mode de fonctionnement de notre fédération et de ses comités régionaux.
Seul cet état des lieux permettra de cibler les nécessités et les besoins immédiats. Cet audit permettra aussi d’avoir l’inventaire des potentialités, ainsi qu’une idée des moyens et des outils dont nous disposons.
C’est seulement après cet « état des lieux » global que nous pourrons définir une vraie politique et une vraie stratégie globale avec des objectifs à court, à moyen et à long terme.
Ces objectifs devront être ambitieux, certes, mais aussi réalistes. Ils devront s’appuyer sur du concret, de la réalité et de vrais constats.
Le partage des ressources, la maîtrise des coûts, etc… sont là des termes politiquement parfaits, tout le monde y adhère. Mais, pour l’instant, il ne peut s’agir que de souhaits. Seules les analyses post audit pourront affirmer ce qu’il est possible de réaliser à court, moyen et long terme.
RECRUTER (si les finances le permettent) :
- Un directeur général


3/ MARKETING & COMMUNICATION. Objectif urgent.
Actuellement : Ni stratégie, ni politique, ni philosophie...
Ces outils ne sont culturellement pas développés. Ni à la Fédération, ni dans les Comités, ni dans les clubs, ni chez les organisateurs...
Une politique et une stratégie de communication sur le dopage est une priorité.
Pour l’homme de la rue, seul ce qui passe à la TV existe.
Nous avons le devoir de mettre en place des opérations commandos pour reprendre notre place à la TV si nous ne voulons pas devenir un sport marginal en dehors du Tour de France, ni devenir une activité confidentielle et essentiellement consacrée au loisir.


4/ LE DOPAGE
Il ne faut rien lâcher et continuer à se battre contre ce fléau. Cette lutte est essentielle, faute de quoi nous mourrons très bientôt.
La lutte contre les tricheurs doit rester dans les mains des institutions et personnes qualifiées : AMA, AFLD, Laboratoires de dépistage, etc…
Seules les sanctions touchant au portefeuille sont efficaces.
a/ Professionnels : à la signature du contrat, caution bancaire du montant du contrat financier, irrévocable saisissable à la première demande.
b/ Tous ceux qui se considèrent lésés et ayant subit un préjudice ont le devoir de poursuivre en justice. Coureurs, organisateurs, fédérations, clubs, médias impliqués dans le financement des épreuves.
c/ Interdire les laboratoires privés apportant leur soi-disant soutien à la lutte anti-dopage !!!
d/ Le contrôle anti-dopage le plus efficace est le suivi longitudinal, avec arrêt systématique d’activité dès qu’il y a modification des paramètres. Faire des investigations très approfondies pour savoir s’ils peuvent être la conséquence de pratiques dopantes ou de pathologies médicales.
e/ S’il est démontré qu’il y a pratique dopante, les points a et b s’appliquent.
f/ Corticoïdes : arrêt de travail obligatoire (voir les travaux d’Armand Mégret).
g/ Porter les sanctions à 4 ans (amateurs et pros de niveau international).
h/ Si l’UCI et l’AMA le refusent, passer des accords entre les pays qui partagent les mêmes valeurs que nous en Europe. Axe franco-allemand et d’autres…


5/ LE CLUB AU COEUR DU SYSTÈME.
Le club est la pierre angulaire de notre sport. Nous devons lui permettre de trouver les outils pour évoluer et trouver sa place dans une société et un monde qui bouge de plus en plus vite.


6/ LA CRÉDÉBILITÉ DES ENTRAÎNEURS.
Il est impératif de redonner une autorité et une crédibilité à nos éducateurs (BF) et nos entraîneurs (BE). L’entraîneur doit pouvoir exercer pleinement ses responsabilités, ses compétences et être le vrai responsable de l’activité sportive des coureurs, quelle que soit la catégorie et le niveau.
Ou alors il faut arrêter de faire passer des examens et des diplômes...et d’imposer des entraîneurs dans les clubs.
C’est lui qui sait à quel niveau ses coureurs peuvent évoluer.
C’est lui qui doit être en relation avec les sélectionneurs nationaux.


7/ LOISIR & COMPÉTITION.
Il y a les coureurs qui font de la compétition avec un objectif de carrière.
Il y a les coureurs s’adonnant à la compétition pour leur loisir.
Il y a les cyclistes de loisir pratiquant occasionnellement la compétition.
Tous doivent trouver leur place dans un système d’épreuves et de manifestations cohérent


8/ LA SIMPLIFICATION.
a/ Définir où se situe le curseur entre le sport loisir et la compétition.
b/ L’activité des coureurs est sous la responsabilité de l’entraîneur qui est seul habilité à définir la programmation de l’entraînement physique et technique et du programme de compétition.
c/ Ces premiers points impliquent la suppression des catégories d’âges (sauf les championnats et épreuves de références à déterminer comme Paris-Roubaix U23, Classique des Alpes Juniors ; épreuves limitées en nombre et sur sélections nationales ou régionales, ou ententes). L’entraîneur est habilité à savoir dans quelle catégorie de niveau son coureur doit se situer pour progresser.
d/ Mettre en place un programme de base des activités cyclistes et physiques des écoles de cyclisme avec BMX, VTT, CYCLO-CROSS, PISTE , PPG avec des tests d’évaluation en course en pied et vélo quand la maîtrise de l’outil est acquise.
e/ Les compétitions sur route sont le dernier stade, pour ceux qui optent pour cette discipline. Les compétitions routières ne commençant qu’en cadet, début de la spécialisation.
f/ Standardiser des vélos types obligatoires jusqu’en cadets inclus, cela pour toutes les disciplines. Les vélos appartenant aux clubs sont mis à la disposition et louer aux licenciés en fonction de leur morphologie (posons les correctement dès le plus jeune âge, surtout pendant l’apprentissage, et en pleine croissance). L’ergonomie et la biomécanique sont des techniques que nous devons maîtriser.

Les catégories :
Équipes & clubs
UCI
* 1 ère division : UCI ProTeam
* 2 ème division : Continentales Pros
* 3ème division : Continentales
FFC
* 4ème division : DN - Division Nationale (et ententes)
* 5ème division : DR - Division Régionale
* 6ème division : Compétiteurs loisirs


Épreuves sur le territoire français
1/ Calendrier Open
Continentales, DN, DR et Compétiteurs loisir (dans sa région)
2/ Calendrier Coupe de France DN
DN, DR (dans sa région)
3/ Calendrier Coupe régionale DR
DR et Compétiteurs loisir
4/ Épreuves individuelles Open
DN, DR et Compétiteurs loisir
5/ Épreuves loisir
Compétiteurs loisir
6/ Championnats et épreuves de références (U23, juniors et cadets)
7/ Cyclosportives
Open, y compris professionnels


9/ L’ADMINISTRATIF ET LE JURIDIQUE.
Etudier la création de clubs organisateurs ou de sections d’organisations au sein des clubs possédant des structures suffisantes. Elles peuvent collaborer avec d’autres clubs.
Signaleurs et personnels techniques licenciés dans ses structures.
Mettre en place des stages de formation
Négocier avec les pouvoirs publics des règles simples applicables pour toutes les régions.
Collaboration et accord nationaux avec toutes les fédérations utilisant la voie publique.
CONCLUSION.
Je veux travailler à la restauration de notre sport et à la préservation de ses valeurs. Mon devoir de dirigeant, d’élu responsable, est de léguer aux jeunes coureurs, aux futurs dirigeants, à l’ensemble des bénévoles, des outils sains, simples et efficaces.
Il nous faut être capables de préserver la capacité des acteurs actuels, toutes disciplines confondues, valides et handicapés, de poursuivre la pratique de ce magnifique sport qu'est le cyclisme. Sachons regarder, étudier ce qui se passe dans les autres fédérations tous sports confondus, y compris à l’étranger, ne nous prenons pas pour le nombril du monde, mais travaillons.
Des atouts pour gagner ensemble, nous en avons.


 

Réponses à un CTS  (posté le 02 février09) guimard47@hotmail.com

Courriel : guimard47@hotmail.com
Bousculer les habitudes, c'est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses.

Chers amis entraîneurs,


Suite au courrier que je vous ai transmis jeudi, évoquant la place des entraîneurs dans les clubs et les premières réformes à engager pour sauver la FFC, j’ai reçu ce courrier d’un CTS (Conseiller technique et sportif). Vous retrouverez ici toutes ses réflexions concernant sa profession et toutes les difficultés qu’il rencontre pour exercer
correctement son métier et s’adonner à sa fonction d’entraîneur.
Je me suis permis d’y annoter (en gras) quelques-unes de mes réflexions concernant ce que ce CTS évoque. Ce qu’il nous décrit ici reflète parfaitement les lacunes de nos structures en ce qui concerne le développement et l’avenir du sport cycliste…



Petite réflexion de CTS :

Educateur/entraîneur

Effectivement, comme vous l’avez dit, il conviendrait de replacer l’éducateur/entraîneur au centre de l’activité de compétition du coureur, celui qui reste le « maître » à bord. C’est effectivement lui qui sait où en est son coureur en fonction de l’entraînement qu’il lui fait faire.

Comment :

En lui donnant à lui seul la possibilité d’engager.

Alors ce qui est prévisible par le système d’engagement par internet c’est que de nombreux présidents vont déléguer les codes à plusieurs membres du club, à des coureurs, pour qu’ils s’inscrivent seuls par internet. Ils vont vite se retrouver avec un compte bancaire servant aux inscriptions rapidement à sec, car des coureurs qui ne souhaiteront pas aller courir là où le coach le leur impose arriveront à se procurer les fameux codes pour s’inscrire individuellement ailleurs. Le système informatique devrait bloquer toute inscription « en double », avec un dispositif de s’inscrire ou être inscrit à la course Y, tant que le coach ne l’aura pas désinscrit de la course X, par exemple. Ainsi le coach reste le maître de l’inscription de son coureur.

Limites de ce système chez les jeunes :
Le coureur, ou plutôt ses parents, semblent trouver dans le système actuel une certaine souplesse lui permettant d’aller là où il le souhaite, de courir quand il le veut, d’être autonome et d’avoir une part de « liberté » dans sa pratique. (Le cyclisme, sous toutes ses formes, est une activité sportive pratiqué au sein d’une association, d’un collectif. Dans le cas évoqué, le coureur (ou ses parents) se sont trompés de fédération)

L’image du cyclisme et plus particulièrement du vélo, c’est la liberté. (La compétition a des règles, la compétition ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est de choisir son activité sportive et la fédération qui répond à ses souhaits).

Les coureurs accepteront-ils d’avoir cette mainmise de l’entraîneur sur leur programme de course ? (Ils ne sont pas obligés de venir dans un club FFC. Toute compétition se fait sous la responsabilité d’un club donc d’un entraîneur, y compris sur le plan juridique. Quid d’un coureur décédé pendant une course cycliste ???!!!)

Les parent accepteront-ils la contrainte d’aller amener leur enfant faire une course à 300 km alors qu’il y en a une à 80 km, même si le niveau y est inférieur ?
(Le choix des compétitions doit être fait en fonction du niveau et des objectifs du coureur et du club, cela veut dire qu’il y a un programme connu à l’avance)

Que recherchent les parents ?

• Faire progresser leur enfant (Alors faisons confiance à un entraîneur !!! C’est quand même le plus sûr moyen pour progresser)
• Le voir dans la presse (normal)

• Flatter leur ego en disant « mon fils, ma fille a gagné… » (c’est mieux si c’est une épreuve de référence)

• Attention aux parents omniprésents et omniscients, qui tout à coup son devenus des entraîneurs, manageurs, chauffeurs, DS hors pairs qui voient en leur enfant le futur vainqueur du Tour.

• Pour enchaîner avec les structures de DN, je leur trouve quelques lacunes. Non pas que je cherche à casser le travail fait par la Fédé et M. Thèze, mais l’imposition d’un effectif, et notamment de l’âge de ce dernier me semblepréjudiciable, à la fois aux coureurs eux-mêmes et à la Fédé.

• Préjudiciable pour les coureurs Je trouve que cette limite d’âge (x coureurs de – de 23 ans ou de moins de 25 ans) entraîne de la surenchère pour débaucher des coureurs dès la sortie de la catégorie juniors. Le coureur moyen en junior, qui va gagner 2 ou 3 courses, faire quelques résultats en challenge national junior route va tout de suite susciter les envies chez les clubs installés dans la hiérarchie. Ils vont alors être l’objet de toutes les convoitises, pas toujours en relation avec le potentiel réel.


Réflexion perso

Je pense que les consignes de l’entraîneur et les recommandations pour aller faire telle course plutôt que telle autre peut fonctionner pour les catégories de jeunes : minimes, cadets. Pour la catégorie junior, on commence à le voir. Et je pense que c’est surtout dans cette catégorie qu’il faut replacer l’entraîneur au centre de la décision. (Faux problème c’est à l’école de la compétition - école de cyclisme - que l’entraîneur doit prendre sa place et ne plus la quitter ! Plus on est jeune, plus la présence d’un entraîneur est profitable)

Pour les seniors « loisirs » qui roulent entre eux, dans un club où ils souhaitent se faire plaisir, après le boulot, et ont plaisir à se retrouver entre potes avec la famille le week-end sur une course pas trop loin de chez eux, imposer l’entraîneur au centre du choix de la course deviendra problématique et risque de faire l’affaire des autresfédérations (UFOLEP, FSGT entre autres)
(En ce qui concerne la pratique de la compétition en loisir, l’entraîneur peut les conseiller s’ils sont demandeurs. Pour le reste, ils doivent pouvoir courir où ils le souhaitent)

Par contre cela n’est pas difficile à imposer dans les clubs (DN 1, 2 et Espoirs) où il y a une réelle structure avec un entraîneur identifié, parfois salarié, avec un programme de course bien établi et une rémunération). J’estime que là, l’entraîneur y est « un peu plus respecté », s’il est bien conforté et épaulé par le président et le bureau du club.
(Effectivement, la question ne se pose pas mais il faudrait commencer par supprimer les DN « espoirs » et garder seulement une catégorie DN)

Que va faire ce jeune coureur, scolarisé encore pour la plupart d’entre eux, qui voit là tout l’intérêt qu’on porte à sa « petite » personne : arrêt de l’école, je vais passer pro, je vais gagner de l’argent … Qu’a-t-il de plus que dans son club ?

Un vélo, un maillot à manches longues, 3 cuissards… Bref, du matériel. Mais que lui a-t-on proposé en termes de programme de courses ? Qui va lui établir son programme d’entraînement ? Comment sera individualisé son entraînement ? Comment va-t-il aller sur les courses ?
Bref, une débauche d’énergie et de la fatigue accumulée pour gagner ses 4000 ou 6000€ de la signature. Un coureur qui ne s’épanouira pas avec ses copains, un coureur qui perdra sa confiance en lui, une rupture dans sa courbe de progression car on lui imposera des courses trop difficiles pour son niveau encore moyen. On ne lui aura pas laissé le temps de venir progressivement puisque chaque course, chaque rencontre avec son DS sera un couperet de plus qui s’abattra sur lui pour son maintient dans l’effectif de la DN.

Cette surenchère envers les jeunes pousse même des clubs à recruter en juniors sous le prétexte de constituer une « réserve » de la DN. Si l’intention est louable, je suis plutôt réservé sur les finalités de certains clubs qui font cela pour diminuer les indemnités des frais de formation liées aux mutations.

(Avoir des clubs filiales des clubs de DN qui arrêtent la formation du haut niveau après les juniors. Les seniors des ces filiales pourront continuer en compétition de loisir sans objectif de carrière comme c’est le cas pour les coureurs de DN)

Que fait un cycliste passionné qui a 24 ou 25 ans ?

Certes certains sont pros et y tiennent bien leur rang, mais chez les amateurs on peut encore y trouver de bons éléments, qui peuvent terminer leurs études, décider de se consacrer au vélo 1 ou 2 ans voire jusqu’à la trentaine,qui commencent à avoir de la bouteille, la science de la course et montrer le métier, dans le bon sens du terme, aux plus jeunes. Je suis persuadé que ce n’est pas dans cette population qu’on y trouve les meilleurs « bricoleurs ».J’en ai croisé beaucoup plus et de bien plus déterminés dans la tranche d’âge du paragraphe précédent. Les petits jeunes prêts à tout pour passer pro, un peu sur le déclin, qui sont arrivés à bon niveau sur des qualités naturelles, sans trop s’entraîner et qui découvrent alors qu’il faut bosser dur pour être un bon coureur. Ceux-là choisissent alors de continuer dans la facilité et tombent dedans. Nos 25-30naires ont beaucoup de choses à apporter aux jeunes. C’est, à mon avis, eux qui par la suite font les pelotons des courses de village.

(Enfin un regard initié aux choses de la vie, au fonctionnement de la société humaine et des espèces vivantes)

Hypothèse :

Que fait-on en France avec nos DN ?

Moi je pense un pro-tour à la Française ?

En DN 1 on a des clubs qui y sont installés depuis plusieurs années, gros budget, encadrement stable et compétent. Mais combien de coureurs de ces équipes ont été formés dans les dits clubs. J’entends par là entre 3 et 5 ans au club avant d’intégrer l’équipe première. Pourtant on leur demande d’avoir x coureurs dans les catégories inférieures, d’organiser des courses dans ces catégories de jeunes. J’ai bien compris que dans le foot les grands clubs de Ligue 1 et 2 préfèrent cacher leurs talents dans les petits clubs pour éviter de se les faire piquer, mais en est-on là aujourd’hui dans le cyclisme ? Je ne crois pas car rares sont les coureurs qui marchent en DN aujourd’hui et qui ne sont pas passés par le challenge junior ou espoir, donc pas détectés.

En DN 2, les CTR valident la candidature sur un simple dossier administratif. Sportivement, ils n’ont pas le niveau. Quelle est la valeur entre 1 première catégorie en alsace et celui en Bretagne.

On peut avoir sur 8 coureurs dont 4 premières ou pseudo 1ere, 2 mecs de plus de 40 ans licenciés juste pour l’effectif mais font leurs coursettes et 2 gamins qui sortent de junior et qui n’étaient vraisemblablement pas en sélection régionale sur les challenges nationaux.
1 DS-manager non diplômé (même pas le BF 1),
Un entraîneur diplômé BF 3, c’est quand même un peu léger pour une telle structure.

(Les DN espoirs sont une aberration, tans pis pour ceux qui les ont mis en place !!! Cela démontre une absence totale de bon sens !!! Un coureur est un espoir si il a du potentiel pas parce qu’il a de 19 à 22 ans.
Rappel : Les meilleurs moins de 23 sont dans les DN et dans les DN espoirs ??? C’est ceux qui représentent sans doute les futurs pros !!! Si ce sont les espoirs !!! C’est à mourir de rire, et cela caricature bien le ridicule des catégories d’âge… si c’était nécessaire. Pourquoi une appellation nationale pour des équipes qui n’ont que le niveau régional ?

Si nous voulons être cohérent et être en phase avec la réalité les catégories doivent se décliner comme suit :

1ère div: pro-team
2ème div: continentals pro
3ème div. continentales
4ème div. D Nationales (dont les ententes)
5ème div. D Régionales
6ème div. Compétiteurs Loisirs)



Administrativement, ils remplissent les conditions, nous ne pouvons donc pas leur refuser de solliciter le label DN 2. Mais ça me gène. Ils racolent les jeunes coureurs pour leur proposer quoi : 1 vélo et 3 maillots. Le programme de courses se limite aux courses régionales et une ou deux courses dans la région voisine. Tu parles d’un programme bien construit pour les coureurs, pour les faire progresser. Bref ils émargent aux subventions du Conseil Régional et Général, et cela leur suffit pour faire tourner la tête des plus jeunes. Quid de la progression des coureurs ?

Pourtant le système sportif français a la chance d’avoir des cadres techniques d’Etat pour le servir dans les régions. Mais j’estime qu’on est pris pour le pompier de service. Le Comité et encore moins la Fédé ne se rendent pas compte des problèmes dans lesquels on est englués, livrés à nous-mêmes et pris en étau entre nos 3 patrons : Ministère, DTN et Président.
(Intéressant à développer)

Depuis que je suis en poste, et je n’ai jamais vu le DTN venir (ni me téléphoner) faire un point sur mes conditions de travail, la situation du Comité pour mettre en application les directives qui descendent, rencontrer mon Directeur Régional pour faire le point sur la situation du cyclisme dans ma région et du cadre. Bref, j’ai postulé à un poste,j’y ai été nommé et puis … voilà.

Certains de mes collègues n’ont même pas de téléphone portable pour travailler et doivent le faire avec leur personnel, ou bien doivent faire une demande pour utiliser le véhicule du Comité. Mais je me répète, on est esseulé. On avait traditionnellement un séminaire des cadres techniques où on pouvait partager nos problèmes et réflexions, sera-t-il programmé cette année ???

Je ne suis pas pour une multiplication des séminaires et rencontres car il y a suffisamment de déplacements dans l’année (en moyenne 70 jours/an pour les championnats et challenges divers) mais un moment où on peut partager et échanger nos expériences, les problèmes qu’on rencontre et les solutions qu’ont trouvées les uns ou les autres sont formatrices et évitent parfois de baisser les bras. Ces 2 séminaires auxquels j’ai participé m’ontpermis d’échanger avec ceux qui ont le plus d’expérience du métier de CTR et d’évoquer avec les plus jeunes les problèmes que nous, la jeune génération, rencontrons.


Des CTR comme pompiers de service :

Chaque directive, commande, soit du Ministère, soit de la Fédération soit du bureau du Comité arrive sur le bureau du CTS, et à lui de s’en dépêtrer et d’agir vite. Pourquoi la fédération ne procède-t-elle pas à un réel descriptif du poste de CTS ? Chaque CTS est unique, chaque poste est unique. Bien sûr il faut l’adapter en fonction des spécificités et spécialités locales mais il devrait avoir une définition administrative (Ministère) du poste et fonctionnelle (Fédération/Comité) pour que les CTS ait enfin un cadre de travail un peu plus réglementé.

Que fait le pompier :
La formation des cadres (BF 1 et 2)
Jury de BEESAC
Détection sur les courses
Sélections (jeunes, cadets, juniors, espoirs, seniors, VTT, route, piste, cyclo-cross)
Secrétariat avec envoie des courriers aux sélectionnés
Organisations du déplacement (réservation des hôtels)
Conditionnement des véhicules (nettoyage, chargement, lavage des maillots, achat du
ravitaillement, mécanique sur les vélos, niveau des fluides moteurs …)
Conduit la sélection
DS
Présence minimale à la DRDJS
Stages de détection et de formation
Promotion de la discipline
Mise en ligne d’infos sur site internet
Cadre référent pour l’inter région cadets
Gestion du pôle espoir et de son personnel
Rapports divers et variés (tests de détection des cadets ; bilan scolaire et sportif des
jeunes du pôle ; bilan des formations BF ; bilan d’activité du CTS ; plan d’action
pour la DRDJS ; actions ponctuelles diligentées par la Ministère : drogues, violences
sexuelles, défi jeunes ?
J’en oublie sûrement.

Quel temps reste-t-il pour la formation de jeunes talents ? Comment promouvoir des disciplines minoritaires, le BMX par exemple si dans une région il n’y a aucune piste digne d’accueillir une compétition interrégionale ? Comment coacher les équipes sur des championnats de France qui se chevauchent ? Comment mettre à disposition des véhicules et du matériel dans ces situations là ?

Bref, le pompier gère l’urgence vitale. J’ai l’impression qu’on ne construit rien sur la durée. Les Comités prétendent auprès des instances DRDJS, Conseil Régional avoir des projets pluriannuels, mais en réalité et en ce qui me concerne je n’en ai jamais vu. Quand bien même la volonté politique du Comité serait d’en mettre un en place, la réponse sera vite faite : tiens, tu as l’idée alors fais-le. Sans compter l’évaluation qu’il faudra mettre en place.
Est-ce au CTS de faire la politique des élus du Comité ? Je ne crois pas car au bout du compte c’est sur lui que vont tomber tous les élus en cas de mauvaise idée ou gestion. De

projets à long terme, comment pourrait-il y en avoir quand on n’apprend par la Fédé que 6 à 9 semaines avant le championnat de France des élites le nombre de places qui nous est attribué ? Le mode de sélection changequasiment tous les ans. C’est le cadre qui passe pour un incompétent quand on réserve pour 15 coureurs et qu’on n’a finalement le droit qu’à 3 places. Les élus veulent les postes et diriger. OK nous sommes leurs mains et sommes là pour les aider. Mais il faut qu’elles soient bien commandées et que l’objectif à atteindre soit identifié.

Pour la formation :

Les CTS forment des cadres BF 1 et 2 mais on ne les revoit que très rarement. Certains arrivent à faire une journée de formation continue mais il est très compliqué de trouver une date qui convienne à la majorité. Ce qui me fait dire qu’une fois formés, ils le sont à vie. Pourquoi ne pas proposer un recyclage ponctuel, tous les 4 ans par exemple. Car on se retrouve avec des cadres parfois très dévoués, depuis des années au sein de leur club et qui fonctionnent, entraînent avec des méthodes d’un autre temps. Le colloque tel qu’on l’a vécu à Bourges, seuls les entraîneurs rémunérés, fraîchement diplômés ou très actif au sein de eur ETR y viennent.

Ce recyclage permettrait de savoir quels sont les « vrais cadres » actifs au sein du Comité. Pour pouvoir muter le club recevant doit posséder un cadre BF 2 ou BF 3 licencié. Mais cela ne veut pas forcément dire actif au club. On a donc des clubs qui paient une licence à un cadre « fantôme » dans le seul but de récupérer les indemnités de formation. On ne favorise pas ainsi le recyclage des cadres, encore moins d’incitation à la formation au sein des clubs. Par ce procédé on peut avoir par exemple un BE « ad vitam aeternam » alors que personne n’encadre réellement les coureurs.

Ces journées de recyclage dans les régions serait probablement crédibles si organisées par le CTS qui connait le terrain, validées par la présence de cadres nationaux ou de la DTN, pour renforcer la crédibilité du CTS. On est régulièrement décriés sur nos choix sportifs, de sélectionneur mais si la DTN venait de temps en temps nous épauler, se montrer auprès de nous, cela validerait et légitimerait nos actions et notre fonction. Peut-être aurait-on un peu plus de respect pour notre travail de la part des parents d’apprentis champions surdoués ? (Je me répète : crédibilité, autorité doivent être renforcé au sein des clubs, ils en sont le cœur).

Bref, voilà. J’espère ne pas être trop révolté et révolutionnaire dans mes propos. J’ai juste retranscrit ce que je ressens de mon métier après quelques années d’exercice. Métier que j’adore mais où ce fonctionnement enautonomie pourrait me satisfait et mais surtout m’inquiète un peu. J’espère avoir fait avancer votre réflexion, ou apporter des éléments surles quelques points développés, et je reste persuadé qu’ils seront utilisés à bon escient pour faire avancer la réflexion pour le bien du cyclisme au sens large.
(Tous nous avons la passion de notre sport, tous nous voulons le voir redevenir un grand sport populaire, un sport respecté. Pour cela, il ne faut pas avoir peur de rentrer dans le débat).


Seul ce qui est sollicité se développe, ce qui ne l’est pas se dégrade.


Les grandes lignes du programme à la course à la présidence (posté le 28 Janvier 09) guimard47@hotmail.com

Chers amis entraîneurs,


J’avais envisagé de vous entretenir de l’annonce de ma candidature à la présidence de notre Fédération lors du séminaire de Bourges. Mais, après réflexion, j’ai estimé que choisir un tel contexte aurait pu être mal perçu. C’est donc par écrit que je vais vous présenter ici ma démarche et mes motivations. Tout d’abord, je tiens à vous rassurer. Je ne suis pas naïf concernant mes chances d’être l’heureux élu ! Vous connaissez, aussi bien que moi, le système électoral en vigueur au sein de la FFC…

La crise traversée par notre cyclisme et le raz le bol qui en découle ont été les éléments déclencheurs de ma démarche. Je ne vais pas lister ici l’ensemble des facteurs responsables de cette lente agonie. Vous les évoquez vous-mêmes tous les jours dans votre activité. Mais, en dépit de son malheur, la FFC a une chance formidable, c’est celle de compter dans son jeu les meilleurs atouts pour se reconstruire. Et c’est bien parce que j’ai conscience du potentiel de ces atouts que ma démarche a un sens. Nous avons tous – quel que soit notre parcours - la passion pour le sport cycliste (sous toutes ses formes), le respect des coursiers et des bénévoles, ces hommes et femmes de l’ombre mettant les mains dans le cambouis à tous les niveaux. Nous connaissons aussi ces autres hommes : ceux que l’on voit peu ou pas du tout, tellement ils n’ont rien à dire…; et ceux qu’on voit trop, tellement ils veulent être sur les photos. N’est-il pas temps de remettre nos cartes dans le bon ordre ?

Ce que nous voulons tous, ce sont de vrais débats, des orientations concrètes et déterminées, des décisions faisant avancer, progresser, évoluer… Oui, j’ai voulu, par l’effet d’annonce, provoquer le débat, mais pas n’importe quel type de débat. Un débat public ! Il y en assez de ces élections qui s’organisent au fond d’un couloir pour que les mandarins décident qui sera rayé sur la liste ou qui sera coopté. Nos élections, des Comités régionaux à la présidence de la FFC, n’ont qu’une vague relation avec l’idée que nous pouvons nous faire d’une démocratie permettant l’émanation des meilleures compétences aux bons postes. Il est paradoxal de constater que la plupart des grands clubs n’ont pas de représentants au sein de leur Comité. La remarque est également vraie pour les organisateurs des épreuves professionnelles. Le Tour de France mis à part, ce sont des clubs amateurs et des bénévoles qui organisent ces évènements populaires. Mis eux aussi à l’écart, ces bénévoles représentent pourtant un potentiel, une puissance de communication, de promotion et d’émulation, une puissance médiatique et économique y compris pour nos Comités et pour la Fédération.


Savoir gérer notre « entreprise », la Fédération française de cyclisme.

- Le club doit être le socle de notre cyclisme, notre « outil de production ».
- Les éducateurs et les entraîneurs doivent être considérés comme les responsables de l’élaboration et de la qualité de notre « production ».
- Les dirigeants ont la mission de mettre en place les outils chargés de la promotion (communication) et
de la vente (marketing) de notre « production » aux clients.

Qui est notre client ? Notre client, c’est le public ! Via la télévision, la radio, les journaux, les magazines, Internet et, bien sûr, en tant que spectateur sur le lieu des compétitions. Sans public, il n’y a pas de sport, pas de spectacle, pas de recettes. Cela veut dire qu’il faut gérer notre grande entreprise, la Fédération française de cyclisme, avec les outils d’aujourd’hui.

Ce n’est pas le cyclisme qui change. Il possède toujours deux pédales, un guidon et une selle. L’ergonomie, la biomécanique et les lois physiologiques sont aussi immuables, mêmes si les connaissances s’affinent. Si notre sport garde ses fondamentaux, il n’en va pas de même pour notresociété en éternel mouvement. Cela nous oblige à rester sans cesse à la pointe du progrès, sans quoi nous disparaîtrons. Seul ce qui est sollicité se développe, ce qui ne l’est pas se dégrade. Il faut donc nous remettre en question pour garder une place aux yeux du public.
Si le client est le public, il est nécessaire d’avoir des règles simples pour une lecture facile de la course. Cela passe par une simplification des catégories de courses avec des épreuves de niveau, seul paramètre objectif à partir de 17 ans.

Une crédibilité pour nos entraîneurs et éducateurs

Il est indispensable de redonner aux entraîneurs (BE – Brevet d’Etat) et éducateurs (BF – Brevet fédéral) l’autorité, la crédibilité, la légitimité et le respect qu’ils auraient toujours dû avoir. Sinon à quoi sert-il de faire des formations pour les BF et d’obliger les clubs à avoir des BE ? Pourquoi faire des règlements de club permettant aux coureurs de faire ce qu’ils veulent, et à leur entourage de décider où et quand ils courent ? Voit-on cela dans d’autres disciplines sportives ? Nous sommes aussi le seul sport de compétition (ayant des risques de chute mortelle) permettant à un individu de faire une demande de licence le lundi, de recevoir sa licence le vendredi et de prendre le départ d’une compétition le samedi ; tout cela sans que l’entraîneur ou le club sache s’il sait faire du vélo. Tout cela, sans que ses qualités techniques, son niveau de performance ou son matériel aient été évalués… Nos élus, au plus haut niveau de la hiérarchie, ont l’obligation morale de redonner aux techniciens de notre sport leur crédibilité et leur légitimité!

A une époque où chaque carrefour peut être l’objet d’un procès, quelle serait la responsabilité de la Fédération si un gamin se tuait après 5 km de course ? Quelles réponses pourrions-nous donner aux questions s’il était démontré que le gamin n’avait reçu aucun enseignement concernant le pilotage de son vélo et qu’il n’ait subit aucun test de performance et de condition physique ?

En conséquence, il est impératif et urgent de mettre en place un train de réformes dont vous trouverez ci-dessous les grandes lignes.

1) Définir où se situe le curseur entre le sport « loisir » et celui de « compétition ». Le sport de compétition est celui que l’on pratique avec des objectifs de résultats, avec des ambitions de carrière au plus haut niveau. Il y a une démarche d’amélioration du niveau performance, le désir de progresser et d’aller au bout de ses possibilités, l’envie de se réaliser à travers le sport et d’en vivre si possible. Il est essentiel - si le rêve ne se réalise pas - de ne pas avoir de regrets. Si, par manque de qualités physiques ou techniques, on doit renoncer au haut niveau, il faut pouvoir trouver une place dans le cyclisme de loisir permettant aussi la pratiquede la compétition.


2) Le sport de compétition, tel qu’il est défini ci-dessus, est par obligation sous le contrôle des entraîneurs.


3) L’activité des coureurs est sous la responsabilité de l’entraîneur, seul habilité à définir la programmation de l’entraînement physique et technique et du programme des compétitions.


4) Cette démarche implique la suppression des catégories d’âges à partir de 17 ans. Sauf pour les championnats et épreuves de références à déterminer (par exemple Paris-Roubaix espoirs ou la Classique des Alpes juniors) en nombre limité et sur sélection nationale, régionale ou entente. L’entraîneur est habilité à savoir dans quelle catégorie de niveau son coureur peut évoluer pour progresser (en football un joueur de Ligue 1 peut jouer en CFA et un joueur de 17 ans peut disputer la Coupe du Monde ; nous avons aussi un champion du monde de judo qui a participé au JO alors qu’il était encore junior).


5) Dans leur fonctionnement actuel, les écoles de cyclisme ont vécu (seulement 20% des enfants continuent la pratique du cyclisme). La garderie et/ou centre aéré ne sont pas la vocation des clubs de sport de compétition. Ce n’est pas notre devoir et cela n’apparaît nul part dans nos statuts. Les écoles de cyclisme ont été créées pour préparer à la compétition.


6) Mettre en place un programme de base des activités cyclistes et physiques des écoles de cyclisme avec BMX, VTT, Cyclo-cross, Piste, PPG (préparation physique générale) avec des tests d’évaluation en course à pied et à vélo quand la maîtrise de l’outil est acquise.


7) Les compétitions sur route sont le dernier stade pour ceux qui optent pour cette discipline. Les compétitions routières ne commencent qu’en cadet, début de la spécialisation.


8) Standardiser des vélos types obligatoires jusqu’en cadet inclus. Les vélos appartenant aux clubs sontmis à la disposition des licenciés en fonction de leur morphologie. Il est essentiel d’être posé correctement dès le plus jeune âge, surtout pendant l’apprentissage et la croissance. Ce que nous voyons dans les écoles de cyclisme est déprimant et ne reflète pas les compétences de nos éducateurs et entraîneurs. Les études ergonomiques et biomécaniques n’ont pas été faites pour les chiens. L’ergonomie est la science de l’optimisation d’un poste de travail. Le vélo est une machine où l’on produit des watts… Et, pour être performant, il faut automatiser la gestuelle et la rentabilité de l’effort tangentiel.


Dix grands axes de travail pour la FFC (posté le 28 Janvier 09) guimard47@hotmail.com


- Le dopage : Il ne faut pas baisser la garde, sinon la « mort » de notre sport sera au bout du chemin. Mais il faut aussi cesser l’hypermédiatisation - que nous entretenons - qui amène la désinformation. Nous ne sommes pas obligés de nous flageller! Nous avons aujourd’hui les arguments et les outils pour démontrer que le cyclisme est sûrement la discipline ou le dopage est le mieux maîtrisé. Moins de 5 % de cas douteux !! Et parmi ces 5%, une majorité de pathologies médicales.

- Le club au cœur du système : Nous devons avoir une profonde réflexion sur la valorisation de nos clubs et de leurs bénévoles, en les plaçant au cœur du système. Le club est la pierre angulaire de notre sport. Nous devons lui permettre de trouver les outils pour évoluer et trouver sa place dans une société et un monde qui bouge de plus en plus vite.

- La crédibilité des entraîneurs :
Il est impératif de redonner une autorité et une crédibilité à nos éducateurs (BF) et nos entraîneurs (BE). L’entraîneur doit pouvoir exercer pleinement ses responsabilités et être le responsable de l’activité sportive des coureurs, quelle que soit la catégorie et le niveau. Ou alors il faut arrêter de faire passer des examens et des diplômes, et d'imposer des entraîneurs dans les clubs.

- L'administratif et le juridique : Il est indispensable d'uniformiser, de simplifier et de valider au plan national les obligations des organisateurs, des clubs et des coureurs (arrêtés préfectoraux, Urssaf, assurances, etc...). Pourquoi ne pas mettre en place des structures uniquement chargées des organisations et des événements sportifs ? La réflexion est ouverte...

- Le loisir et la compétition : La pratique du sport cycliste est multiple, il y a les compétiteurs ayant un objectif de carrière et l'ambition d'atteindre le plus haut niveau, et il y a les coureurs s'adonnant à ce sport pour leur plaisir ou par simple passion. Où se situe la frontière entre ces deux pratiques du sport? Où placer le curseur, à partir de quel moment passe-t-on du cyclisme de compétition à la compétition de loisir?

- L'UCI ProTour : Tout circuit fermé engendre « diktat » et protectionnisme. Ce type de système engendre, par obligation, des réflexes maffieux avec tous leurs effets collatéraux. Il s'agit d'un sujet international, mais nous pouvons et nous devons nous exprimer et agir.

- Le Tour de France : Il fait partie du patrimoine de la France et nous devons mettre en place les moyens de le protéger, la réciprocité doit aussi être la règle.

- La simplification : Il faut travailler à la simplification des règlements techniques, sportifs, administratifs et juridiques pour une meilleure compréhension et une meilleure lisibilité.

- Le spectateur : Sous toutes ses formes, il est le vrai et seul client du cyclisme. Les responsables de notre sport l’oublient beaucoup trop souvent. La lecture de nos épreuves doit être simple. Pourquoi autant de catégories d’épreuves, autant de catégories d’âges ? Quelles sont les lois physiologiques qui doivent s’imposer ? Débat intéressant !

- Communication et marketing : Deux ateliers faciles à construire puisque notre fédération est aujourd’hui dépourvue de toute politique, mais aussi de stratégie et de philosophie. Avez-vous vu une entreprise fonctionner sans ces deux outils ?

guimard47@hotmail.com

     
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