| ALFRED | ![]() |
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1911-1912 :
Le 5 décembre 1911 : Naissance de Alfred, Léon, Nestor Manessier, fils unique de Nestor Manessier et de Blanche Tellier, chez les parents de Blanche, à Saint-Ouen (Somme), rue de la Cavée. Premier domicile pour quelques mois : boulevard de la République à Abbeville, où Nestor est alors caissier à lUsine à Gaz. Son frère aîné, Léon Manessier, maître charpentier, est installé 209 boulevard Voltaire à Abbeville. Suite à un héritage, Ovide et Céline Tellier, les grands-parents paternels, décident dacheter, le 24 mai 1912, une propriété située 10, Grande Rue, Faubourg Thuison, à Abbeville afin dy demeurer pour leur retraite avec leurs enfants et petit-fils. |
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1914-1918 : 1er août 1914 : mobilisation générale. Nestor, incorporé dans le Génie, est envoyé sur le Front jusquaprès lArmistice (Charleville, Épernay, Remiremont). Au début de la guerre, lenfant, resté à Thuison avec les siens, découvre nature et marais, avec la complicité de son grand-père Ovide. Il est ensuite scolarisé dans le Calvados à Thury-Harcourt, où il est réfugié avec sa mère et sa grand-mère, en raison de la Bataille de la Somme. |
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1919-1923 : La famille est enfin réunie à Thuison. Cependant - quelques mois après le décès de la grand, mère Céline le 17 juillet 1919 - Blanche, gravement malade, doit faire un long séjour à la Clinique du Docteur Chalochet à Abbeville. À la rentrée scolaire 1921, Nestor décide dinscrire son fils comme interne au Lycée dAmiens, en raison de la santé fragile de son épouse. 18 juin 1922 : première communion à Amiens. Suite à la vente de la maison de Thuison, les Manessier achètent lancienne Maison Leblanc - Négoce de "Vins & Eaux,de,Vie en gros" situé 15 rue Gresset et 22 rue des Capucins à Amiens. Reprise de la vie familiale en 1923 (Ovide demeurera avec eux jusquà sa mort en 1936). |
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1924-1928 : Inscription à lÉcole des Beaux-Arts dAmiens pour suivre, en marge du Lycée, des cours de dessin. Puis, abandon du Lycée après la troisième, pour préparer sérieusement le concours dentrée à lÉcole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Découvre Picasso en 1927, en consultant une revue dart à la bibliothèque de lÉcole des Beaux, Arts dAmiens. Rencontre Jean Bléhaut, Max Vasseur et sa future épouse Yvonne avec lesquels il noue de durables liens damitié. |
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1929-1935 : Admis en 1929 à lÉcole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, section architecture (atelier Recoura), selon le désir de son père qui, par ailleurs, lobligera jusquen 1932, à rejoindre Amiens tous les soirs. Personnellement plus attiré par la peinture, sexerce, en marge de ses études, à copier des œuvres de Tintoret, Titien, Rubens, Renoir et surtout Rembrandt, au Musée du Louvre où il rencontre vers 1932 Jean Le Moal, copiste comme lui. En 1931, effectue un voyage détudes en Hollande, à Hilversum. Rencontre larchitecte Willem Marinus Dudok, ami de Mondrian.
La même année, après un séjour forcé à la montagne pour soigner une pleurésie due au surmenage, sinstalle à Paris. Dabord chez son parrain, le journaliste Émile Buré, rue Michel-Ange. Déménage ensuite de la rue Visconti au 14 rue Rollin, puis à Montrouge, 18 rue Perrier. Premier envoi au Salon des Indépendants en 1933 après avoir fréquenté certaines académies libres de Montparnasse. En février 1934, participe aux manifestations contre le fascisme. En mai, retrouve son ami Jean Le Moal en Provence où ils peignent sur le motif à Eygalières. Nouvelle installation 117 rue Notre-Dame des Champs, Paris 6e, dans un atelier voisin de celui dAndré Masson. Début janvier 1935 : bref passage à lAcadémie Ranson pour suivre, en compagnie de Le Moal, une initiation à la technique de la fresque - cours que vient de reprendre Bissière. En avril, doit interrompre ses études et se rendre à Metz pour effectuer son service militaire. |
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1936-1937 : Au moment même où son service militaire se trouve prolongé de six mois, en raison de la réoccupation de la Rhénanie par Hitler - son père, âgé de 52 ans, meurt subitement à Amiens le 14 mars 1936. Ce drame - suivi du décès de son grand-père Ovide, le 3 mai 1936 - lobligera à abandonner définitivement ses études darchitecture et à renoncer momentanément à la peinture, car il doit aider sa mère à maintenir le négoce familial, jusquà liquidation du stock le 31 décembre 1937. Courant 1937, il avait cependant réussi à rejoindre à Paris léquipe constituée par Félix Aublet et Robert Delaunay, pour la réalisation - dans le cadre de lExposition Internationale - des travaux de décoration du Pavillon français des Chemins de Fer. |
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1938-1939 : Quitte définitivement Amiens début 1938, pour sinstaller avec sa mère, dans un atelier 4, rue Franquet, Paris 15e, afin de se consacrer uniquement à la peinture. 10 mai 1938 : est invité à participer à lexposition du groupe "Témoignage", organisée par René Breteau à la Galerie Matières, qui réunit des peintres : Bertholle, Jeanneret, Le Moal, Wacker, Zeiman..., des sculpteurs : Étienne-Martin et Stahly..., des artisans : Marcel Duchamp, Claude Stahly, Vera Pagava, Annie Talboutier... Un séjour dété dans le Golfe du Morbihan précède son mariage avec Thérèse Simonnet le 15 octobre 1938. En juillet 1939, installation dans un pavillon avec atelier, 203 rue de Vaugirard, Paris 15e, où il vivra et travaillera pendant 33 ans. Son voisin le plus proche se trouve être le peintre Gustave Singier qui le présente à Charles Walch. Il rencontrera un peu plus tard le sculpteur Brancusi qui habite le même quartier. 1er septembre 1939 : la mobilisation générale le surprend au Crotoy. |
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1940-1945 : Après sa démobilisation à Port Sainte-Marie sur la Garonne, retrouve sa femme et sa mère réfugiées depuis peu dans le Lot à Boissiérettes, propriété de famille de Bissière - seul point de ralliement possible dans la zone libre. Installation précaire à Benauge après la naissance de son fils Jean-Baptiste, le 3 août 1940 à Cahors. Une carte interzone envoyée par Jean Bazaine - chargé de la section "Arts plastiques" au sein du groupe "Jeune France" - lincite à quitter le Lot fin avril 1941. Un poste denseignant lattend à Paris. Son arrivée à Paris coïncide avec le vernissage de lExposition "Vingt jeunes peintres de tradition française" à la Galerie Braun où sont accrochées plusieurs de ses toiles davant-guerre - choisies en son absence par son beau-frère Claude Simonnet et Jean Bazaine. Après deux ans darrêt, reprise de la peinture, à laquelle il se consacre uniquement dès la dissolution de "Jeune France", le 20 mars 1942. Fin 1942 - à la faveur dune assurance-vie souscrite par son père en 1922 - achète dans le Perche, une modeste maison paysanne "Le Bignon", qui accueillera de nombreux amis jusquaux lendemains de la guerre (le sculpteur-graveur Henri-Georges Adam, Camille Bourniquel, Elvire Jan, Etienne-Martin, Singier, Max Vasseur...). Février 1943 : participe à lexposition "Douze peintres daujourdhui" à la Galerie de France à Paris, au côté de Bazaine, Borès, Chauvin, Estève, Fougeron, Gischia, Lapicque, Le Moal, Pignon, Singier, Villon. 18 juin 1943 : fait la connaissance dun jeune écrivain, Camille Bourniquel, venu lui acheter plusieurs tableaux à latelier. 16 septembre 1943 : accompagne Camille Bourniquel à la Grande Trappe de Soligny pour trois jours de retraite. Cette expérience spirituelle marquera profondément et durablement sa vie et son œuvre. Premières réunions clandestines pour préparer le futur Salon de Mai autour de Gaston Diehl. Début 1944, reçoit la visite de René Drouin et Gildo Caputo : un contrat lui sera proposé le 25 avril, qui durera jusquen 1948. 24 mars 1944 : premier achat par le Musée National dArt Moderne de Paris dun 40 F (Combat de coqs). Expose Les Pèlerins dEmmaüs au Salon dAutomne de la Libération, qui a lieu au Musée National dArt Moderne. 13 avril 1945 : naissance de sa fille Christine, à Paris. Présente au premier Salon de Mai un 120 F : Salve Regina, toile majeure qui sera achetée par le Musée de Nantes, le 3 août 1947. Participation à lExposition de la "Jeune peinture française" au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Premières ventes à des amateurs étrangers. En juin 1945, à la demande de son ami larchitecte Édouard Albert, décore avec Le Moal et Singier le Centre dAccueil des prisonniers et rapatriés de Thionville. |
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1946-1951 : Du 30 novembre au 21 décembre 1946 : expose 16 œuvres à la Galerie René Drouin, 17, place Vendôme à Paris, avec ses amis Jean Le Moal et Gustave Singier. Camille Bourniquel signe les textes de ce premier catalogue. Au printemps 1947, a la troublante surprise de recevoir la visite de Georges Rouault, qui évoque le vitrail devant les œuvres présentées dans latelier. En octobre, la Chanoine Ledeur, ami denfance de François Mathey, le sollicite pour créer les vitraux dune petite église de campagne du diocèse de Besançon : Saint-Agathe des Bréseux, où sera posé, le 5 décembre 1948 (jour de son anniversaire), son premier vitrail qui a pour titre "Paysage bleu". Lensemble sera achevé et inauguré en 1950. En été 1948 : retourne au Crotoy en famille, pour la première fois depuis 1939. Il y séjournera également en 1949. De ses deux séjours naîtront une première série dhuiles inspirées par la Baie de Somme : Barques dans la Baie de Somme, Barques grises, Baie de Somme, Marée Basse, Le Port bleu... en 1948 - Le Flot en Baie de Somme, Port du Crotoy au petit jour... en 1949, ainsi que de nombreuses aquarelles. Premières expositions personnelles à Paris en 1949 : en avril à la Galerie Jeanne Bucher où sont présentés ses premières lithographies et un ensemble daquarelles et de toiles répondant au thème de Pâques ; en novembre à la Galerie Billiet-Caputo, rue de la Boétie. Se voit sélectionné parmi les 7 exposants de la section française à la XXVe Biennale de Venise en 1950. Au Salon de Mai 1951 : présente une toile particulièrement importante dans lévolution de son œuvre : Longwy la nuit. Sa première exposition personnelle à létranger a lieu à la Galerie Apollo à Bruxelles en décembre 1951. Participe à lHommage rendu au Palais de Chaillot à Georges Rouault à loccasion de son 80e anniversaire. |
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1952-1955 :
Trois nouveaux séjours au Crotoy ponctuent cette période : à Pâques 1952 - en été 1953 dans une maison donnant directement sur la plage - en été 1955, dans une maison donnant directement sur le port. Développe dans cette période une nouvelle série dœuvres inspirées par la Baie de Somme et la Mer du Nord : Marée basse, Morte-eau, Mer du Nord, ... Marée montante quil présente au Salon de Mai de 1954. Exposition personnelle importante à la Galerie de France en décembre 1952 où sont présentées des toiles de grands formats sur le thème de la Passion du Christ. Deux expositions particulières à létranger en 1953 : à Turin (Galerie Lattès) et à New York (Galerie Pierre Matisse). Deux prix internationaux consacrent alors son œuvre : le premier prix de Peinture à la Biennale de São Paulo en 1953 et le grand prix de Peinture à lInstitut Carnegie de Pittsburgh en 1955. Création en 1952 du petit vitrail de lÉglise de Tous-les-Saints à Bâle, à la demande de larchitecte suisse Hermann Baur. En 1954, il termine les vitraux dArles-Trinquetaille. Début de sa collaboration avec les tisserands Plasse Le Caisne qui deviendront les interprètes privilégiés de la plupart de ses tapisseries et vêtements liturgiques. |
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1956-1957 : En février 1956 : achète une maison à Emancé, aux confins nord de la Beauce, non loin de Chartres où travaille son maître verrier François Lorin avec lequel il collabore depuis 1948 (Les Ateliers Lorin seront repris en 1973 par Jacques Juteau & Gérard Hermet). Les événements de Hongrie (Requiem pour Novembre 56) provoquent la fin dune période de peinture lumineuse et joyeuse inspirée par la Hollande où il sétait rendu en février 1955 à loccasion dune importante exposition au Stedelijk Van Abbemuseum à Eindhoven puis en été 1956, avec son ami le sculpteur Adam, afin de visiter la double rétrospective de Rembrandt pour le 350e anniversaire de sa naissance. En décembre 1956, présente à la Galerie de France ses tableaux inspirés de paysages hollandais : Polders enneigés, Moins 12°, Port néerlandais... Inauguration en 1957 de la Chapelle de Hem (Nord) conçue en collaboration étroite avec Hermann Baur, à linstigation de Philippe Leclercq, grand amateur dart, et promoteur du projet et de sa réalisation. |
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1958-1962 : Effectue en 1958 et 1959 deux séjours en Haute-Provence, près du Verdon, qui marqueront un tournant décisif dans son œuvre. Immédiate provocation graphique des rythmes de la nature. Il exécute sur place une série de lavis, puis de retour à latelier, une série de tableaux : Le Verdon, Aube sur la garrigue, Le Remous, Vers Tourtour... qui seront présentés à la Galerie de France fin 1959. En 1960 : création en Italie de 340 costumes et de décors pour le "Decameron" de Boccace, ballet de Léonide Massine, présenté au Festival International de Ballet de Nervi en Italie. Présentation dune série dœuvres de grand format sur le thème de la Passion et de Pâques à la XXXIe Biennale de Venise en 1962. Le grand prix de Peinture lui est attribué. |
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1963-1966 : Période marquée par lEspagne quil découvre à Pâques 1963. Effectuera (jusquen 1985) de réguliers séjours à différentes saisons à la Ermita de Luchente, entre Valencia et Alicante, chez son ami Don Alfonso Roig. Exposition, à la Galerie de France en avril 1966, consacrée aux œuvres nées de paysages espagnols : Hommage à Miguel de Unamuno, Nuit sur lEmail, Terre espagnole, Vers Jativa... En 1963, Georges Wilson lui demande la création des costumes pour la "Vie de Galilée" de Brecht au T.N.P. ; son fils Jean-Baptiste en conçoit la scénographie. Création en 1964 des vitraux de la crypte de lÉglise Saint-Gereon à Cologne en Allemagne, où il a déjà posé des vitraux, en 1959, dans la crypte de la cathédrale dEssen. Réalisation par lAtelier Plasse Le Caisne de deux tapisseries monumentales destinées lune au foyer de la Musique de la Maison de lO.R.T.F. à Paris (1963), et lautre à la Salle du Conseil du Port Autonome du Havre (1965). En 1964 : exposition personnelle itinérante aux États-Unis. Effectue deux voyages en Scandinavie : à Oslo en 1965, à loccasion dun vernissage, à Lund, en Suède, lannée suivante. |
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1967-1970 : Premier voyage au Canada en juillet 1967. Prononce une conférence au Pavillon français de lExposition Universelle de Montréal. Reçoit la commande dune tapisserie pour le Centre National des Arts dOttawa - tapisserie de 37 m~ quil viendra mettre en place en 1969 avec son ami Jacques Plasse Le Caisne. Passe quelques jours dans la région des Iles du Lac Rideau. Peint un "Hommage à Martin Luther King", en avril 1968. Début 1970, présente à la Galerie de France une série dœuvres peintes depuis 1967 daprès les paysages canadiens et lhiver : Le Grand Nord, Fishes Sanctuary, Paysage esquimau, Soleil dhiver, Givré... A la fin de lentretien publié dans le catalogue de lexposition, il confie son souhait de reprendre les thèmes des paysages de son enfance. Décembre 1970 : attentif au procès des militants basques de Burgos. |
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1971-1975 : Période troublée par lexpulsion de son atelier parisien qui sera détruit en 1973. Y réalisera, avant de le quitter, une importante série daquarelles. 5 juin 1973 : se fixe alors définitivement à Emancé, où il poursuit une série de toiles commencées en 1971, inspirées par les terres à blés de la Beauce et de la Mancha. Travaille également à de grandes toiles où retentissent certains événements dramatiques. Ce double ensemble sera montré à la Galerie de France en 1975 : Le Procès de Burgos, Vietnam,Vietnam, Le 11 septembre 1973 - Moisson 1 & Il, Avril en Beauce, Alléluia des champs, La Mancha doctobre... Plusieurs chantiers de vitraux se succèdent : inauguration des vitraux de Brême en mai 1973, création des vitraux de léglise Saint-Bénigne à Pontarlier, de la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg (Suisse). Aborde un très grand format pour le tirage de deux lithographies : Le Procès, qui viennent compléter son œuvre gravé. Les douze tapisseries sur le thème des Cantiques Spirituels de Saint Jean de la Croix, tissées par lAtelier Plasse Le Caisne daprès une série de lithographies de 1958, sont présentées au Musée dArt Moderne de la Ville de Paris en 1971. La Fondation Gulbenkian à Lisbonne lui consacre une rétrospective en automne 1973. |
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1976-1977 : Années difficiles pour la peinture. Inquiet au sujet des méthodes de restauration et de protection expérimentées sur le vitrail du Porche Royal de la cathédrale de Chartres, il fonde avec Jean Bazaine, le 10 mars 1976, lAssociation pour la Défense des Vitraux de France (A.D.V.F.). Au printemps 1976, découvre lAlgérie et le désert ; puis le Sénégal à loccasion dune rétrospective de son œuvre au Musée Dynamique de Dakar. Sa mère meurt à Emancé le 19 janvier 1977, après huit longs mois de maladie. Son enterrement a lieu à Saint-Ouen. La famille et les amis se réunissent au Crotoy quelle aimait tant. 15 mai-29 juin 1977 : effectue un long séjour au Crotoy, où il se livre à la joie de copier de simples galets ramassés par sa petite fille Jeanne (née le 16 mai 1975). Les Sables naîtront de ce retour sur les lieux heureux de son enfance. |
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1978-1983 : Amorce deux nouvelles séries de peinture quil poursuivra jusquen 1985. Lune évoquant les paysages aquatiques liés à sa prime enfance à Thuison - redécouverts lors dun déplacement au Touquet pour une exposition en juillet 1978. Lautre évoquant les bidonvilles imaginés du Brésil. Les premiers tableaux de ces deux séries complètent la rétrospective de son œuvre que lui consacre, fin 1981, le Musée de la Poste à Paris, à loccasion de lémission de son timbre "Alléluia" : Les Hortillons au printemps, Marais picard au petit matin, Marais à Thuison..., Favellas, Hommage à Mgr Oscar Arnolfo Romero (archevêque de San Salvador, assassiné le 24 mars 1980), Hommage à Dom Helder Camara... Fin 1983, une exposition dans les nouveaux locaux de la Galerie de France, réunit - avec les Galets et les lavis Sables - ces deux séries enrichies de nouveaux tableaux : Soirée dautomne dans les marais picards, Nuit dhiver dans les marais picards, Promenade dans les Hortillonnages, Nuit en Baie de Somme... Fin novembre 1978, achève à Barcelone, un album de 15 lithographies sur le thème de Pâques commencé dans cette ville lannée précédente. Illustre également deux ouvrages : "LEnfant dans la cité des ombres" de Camille Bourniquel et les "Élégies majeures" de Senghor. 26 octobre 1980 : se rend à Berlin, pour linauguration du grand vitrail triangulaire Alléluia. Début 1982 : création des 29 maquettes au 10e du projet de lensemble des vitraux de lÉglise du Saint-Sépulcre dAbbeville, dans son atelier 51, rue Maurice Ripoche, Paris 14e où il travaillera épisodiquement de 1979 à la fin 1985. |
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1984-1988 : Plusieurs chantiers de vitraux marquent cette période. Pose, à la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg, des fenêtres hautes en 1984 et de la rose du clocher occidental en 1988. Inauguration : le 13 juillet 1985 des vitraux de la chapelle Notre-Dame de la Bonne Nouvelle à Locronan en Bretagne, en avril 1985 des vitraux de la Salle Saint-Roch à Céret ; le dimanche de Pâques 1987 de lensemble des vitraux de la Cathédrale de Saint-Dié dont Jean Bazaine a été le maître dœuvre. 1986,1988, aménage un pavillon et un atelier pour travailler lhiver à Clamart, où sa fille - qui entreprend alors le catalogue raisonné de son œuvre - habite déjà. En 1986, reprend en peinture le thème de la Passion du Christ, puis commence en 1987, cinq grandes toiles en hauteur (400 X 200 cm) dinspiration urbaine et nocturne. Livraison en 1984 de la tapisserie monumentale que les Plasse Le Caisne viennent de tisser pour lAmbassade de France à Washington. Expose en Suède où il se rend en 1984 et en 1988 ; au Centre Noroît à Arras en 1986. Participe à lexposition inaugurale du nouveau Musée dArt Moderne de Saint-Étienne fin 1987. En 1988, Pierre Encrevé réunit trente-trois de ses œuvres majeures sur le thème de la Passion (1948-1988) pour une importante exposition itinérante qui se termine à Dublin. Découvre à cette occasion les paysages irlandais du Connemara. La Nuit de Gethsemani (1952), le représente au Centre Georges Pompidou pour la manifestation commémorative des années 50. |
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1989-1992 :
Dimanche 2 avril 1989 : inauguration des trois premières verrières du chœur de lÉglise Saint-Sépulcre à Abbeville - projet qui lui tenait à cœur depuis sept ans. Le travail de réalisation et de pose des vitraux se poursuit en 1990. En été 1989, présente au Centre Culturel dIssoire 28 "paysages" de 1945 à 1985. En 1989, son tableau Salve Regina (1945), est accroché à Moscou (Musée Pouchkine), puis à Leningrad (Ermitage), pour lexposition "LArt en France, un siècle dinventions". Le triptyque avec prédelle LEmpreinte (présenté pour la première fois en 1962 à la Biennale de Venise) est accroché au Musée du Louvre à Paris pour lexposition "Polyptyques" du 27 mars au 23 juillet 1990. 3 avril 1990, il se rend en Tchécoslovaquie pour assister au vernissage de lexposition que lui consacre la Galerie de la Ville de Prague. Tournage du film de Gérard Raynal Les offrandes dAlfred Manessier à Emancé, à Abbeville et dans la Baie de Somme. (Voir la filmographie). Se consacre surtout au chantier dAbbeville, alternant les moments de correction des derniers vitraux aux Ateliers Lorain à Chartres et de leur pose sur place. Peint les Espaces marins, dernière déclinaison de la Baie de Somme en trois variations monumentales qui viennent clôturer sa rétrospective dans les Galeries nationales du Grand Palais à Paris du 7 octobre 1992 au 4 janvier 1993. 17 octobre : inauguration dans le grenier et le cellier de Loëns à Chartres dune double exposition de ses vitraux et des tapisseries tissées par ses amis Jacques et Billou Plasne le Caisne. |
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1993 : Séjours à la Villa Médicis à Rome en février, puis à Budapest en mai - villes où sa rétrospective sest prolongée. En avril, voyage en Suisse à loccasion de sa double exposition dans lAbbatiale-Musée de Payerne et de celle du Musée Suisse du vitrail à Romont. Dimanche 30 mai à Abbeville : lensemble quasiment terminé des vitraux de léglise du Saint-Sépulcre est inauguré le jour de la Pentecôte. Victime dun accident de voiture le 28 juillet à son retour de vacances, il meurt le dimanche 1er août à lhôpital dOrléans-La Source. Ses funérailles ont lieu à Abbeville le 5 août dans la lumière de ses vitraux, puis dans le cimetière de son village natal. 5 décembre, le jour de son anniversaire, pose des derniers vitraux de léglise du Saint-Sépulcre dAbbeville dans les saignées ogivales au-dessus des deux autels collatéraux. 9 décembre : vernissage de lexposition posthume de ses 27 aquarelles Verticales créées au début de lannée comme une suite doffrandes. |
