ALFRED  


• 1911 • 1914 • 1919 • 1924 • 1929
• 1936 • 1938 • 1940 • 1946 • 1952
• 1956 • 1958 • 1963 • 1967 • 1971
• 1976 • 1978 • 1984 • 1989 • 1993
Biographie établie à partir du catalogue de l’exposition d’Abbeville en 1990 et complétée par Christine Manessier.

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1911-1912 :

Le 5 décembre 1911 : Naissance de Alfred, Léon, Nestor Manessier, fils unique de Nestor Manessier et de Blanche Tellier, chez les parents de Blanche, à Saint-Ouen (Somme), rue de la Cavée.

Premier domicile pour quelques mois : boulevard de la République à Abbeville, où Nestor est alors caissier à l’Usine à Gaz. Son frère aîné, Léon Manessier, maître charpentier, est installé 209 boulevard Voltaire à Abbeville.

Suite à un héritage, Ovide et Céline Tellier, les grands-parents paternels, décident d’acheter, le 24 mai 1912, une propriété située 10, Grande Rue, Faubourg Thuison, à Abbeville afin d’y demeurer pour leur retraite avec leurs enfants et petit-fils.







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1914-1918 :

1er août 1914 : mobilisation générale. Nestor, incorporé dans le Génie, est envoyé sur le Front jusqu’après l’Armistice (Charleville, Épernay, Remiremont).

Au début de la guerre, l’enfant, resté à Thuison avec les siens, découvre nature et marais, avec la complicité de son grand-père Ovide.

Il est ensuite scolarisé dans le Calvados à Thury-Harcourt, où il est réfugié avec sa mère et sa grand-mère, en raison de la Bataille de la Somme.










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1919-1923 :

La famille est enfin réunie à Thuison. Cependant - quelques mois après le décès de la grand, mère Céline le 17 juillet 1919 - Blanche, gravement malade, doit faire un long séjour à la Clinique du Docteur Chalochet à Abbeville.

À la rentrée scolaire 1921, Nestor décide d’inscrire son fils comme interne au Lycée d’Amiens, en raison de la santé fragile de son épouse.

18 juin 1922 : première communion à Amiens. Suite à la vente de la maison de Thuison, les Manessier achètent l’ancienne Maison Leblanc - Négoce de "Vins & Eaux,de,Vie en gros" situé 15 rue Gresset et 22 rue des Capucins à Amiens. Reprise de la vie familiale en 1923 (Ovide demeurera avec eux jusqu’à sa mort en 1936).







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1924-1928 :

Inscription à l’École des Beaux-Arts d’Amiens pour suivre, en marge du Lycée, des cours de dessin. Puis, abandon du Lycée après la troisième, pour préparer sérieusement le concours d’entrée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Découvre Picasso en 1927, en consultant une revue d’art à la bibliothèque de l’École des Beaux, Arts d’Amiens.

Rencontre Jean Bléhaut, Max Vasseur et sa future épouse Yvonne avec lesquels il noue de durables liens d’amitié.







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1929-1935 :

Admis en 1929 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, section architecture (atelier Recoura), selon le désir de son père qui, par ailleurs, l’obligera jusqu’en 1932, à rejoindre Amiens tous les soirs.

Personnellement plus attiré par la peinture, s’exerce, en marge de ses études, à copier des œuvres de Tintoret, Titien, Rubens, Renoir et surtout Rembrandt, au Musée du Louvre où il rencontre vers 1932 Jean Le Moal, copiste comme lui.

En 1931, effectue un voyage d’études en Hollande, à Hilversum. Rencontre l’architecte Willem Marinus Dudok, ami de Mondrian.

La même année, après un séjour forcé à la montagne pour soigner une pleurésie due au surmenage, s’installe à Paris. D’abord chez son parrain, le journaliste Émile Buré, rue Michel-Ange. Déménage ensuite de la rue Visconti au 14 rue Rollin, puis à Montrouge, 18 rue Perrier.

Premier envoi au Salon des Indépendants en 1933 après avoir fréquenté certaines académies libres de Montparnasse.

En février 1934, participe aux manifestations contre le fascisme. En mai, retrouve son ami Jean Le Moal en Provence où ils peignent sur le motif à Eygalières.

Nouvelle installation 117 rue Notre-Dame des Champs, Paris 6e, dans un atelier voisin de celui d’André Masson.

Début janvier 1935 : bref passage à l’Académie Ranson pour suivre, en compagnie de Le Moal, une initiation à la technique de la fresque - cours que vient de reprendre Bissière. En avril, doit interrompre ses études et se rendre à Metz pour effectuer son service militaire.




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1936-1937 :

Au moment même où son service militaire se trouve prolongé de six mois, en raison de la réoccupation de la Rhénanie par Hitler - son père, âgé de 52 ans, meurt subitement à Amiens le 14 mars 1936.

Ce drame - suivi du décès de son grand-père Ovide, le 3 mai 1936 - l’obligera à abandonner définitivement ses études d’architecture et à renoncer momentanément à la peinture, car il doit aider sa mère à maintenir le négoce familial, jusqu’à liquidation du stock le 31 décembre 1937.

Courant 1937, il avait cependant réussi à rejoindre à Paris l’équipe constituée par Félix Aublet et Robert Delaunay, pour la réalisation - dans le cadre de l’Exposition Internationale - des travaux de décoration du Pavillon français des Chemins de Fer.




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1938-1939 :

Quitte définitivement Amiens début 1938, pour s’installer avec sa mère, dans un atelier 4, rue Franquet, Paris 15e, afin de se consacrer uniquement à la peinture.

10 mai 1938 : est invité à participer à l’exposition du groupe "Témoignage", organisée par René Breteau à la Galerie Matières, qui réunit des peintres : Bertholle, Jeanneret, Le Moal, Wacker, Zeiman..., des sculpteurs : Étienne-Martin et Stahly..., des artisans : Marcel Duchamp, Claude Stahly, Vera Pagava, Annie Talboutier...

Un séjour d’été dans le Golfe du Morbihan précède son mariage avec Thérèse Simonnet le 15 octobre 1938.

En juillet 1939, installation dans un pavillon avec atelier, 203 rue de Vaugirard, Paris 15e, où il vivra et travaillera pendant 33 ans. Son voisin le plus proche se trouve être le peintre Gustave Singier qui le présente à Charles Walch.

Il rencontrera un peu plus tard le sculpteur Brancusi qui habite le même quartier.

1er septembre 1939 : la mobilisation générale le surprend au Crotoy.




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1940-1945 :

Après sa démobilisation à Port Sainte-Marie sur la Garonne, retrouve sa femme et sa mère réfugiées depuis peu dans le Lot à Boissiérettes, propriété de famille de Bissière - seul point de ralliement possible dans la zone libre.

Installation précaire à Benauge après la naissance de son fils Jean-Baptiste, le 3 août 1940 à Cahors.

Une carte interzone envoyée par Jean Bazaine - chargé de la section "Arts plastiques" au sein du groupe "Jeune France" - l’incite à quitter le Lot fin avril 1941. Un poste d’enseignant l’attend à Paris.

Son arrivée à Paris coïncide avec le vernissage de l’Exposition "Vingt jeunes peintres de tradition française" à la Galerie Braun où sont accrochées plusieurs de ses toiles d’avant-guerre - choisies en son absence par son beau-frère Claude Simonnet et Jean Bazaine.

Après deux ans d’arrêt, reprise de la peinture, à laquelle il se consacre uniquement dès la dissolution de "Jeune France", le 20 mars 1942.

Fin 1942 - à la faveur d’une assurance-vie souscrite par son père en 1922 - achète dans le Perche, une modeste maison paysanne "Le Bignon", qui accueillera de nombreux amis jusqu’aux lendemains de la guerre (le sculpteur-graveur Henri-Georges Adam, Camille Bourniquel, Elvire Jan, Etienne-Martin, Singier, Max Vasseur...).

Février 1943 : participe à l’exposition "Douze peintres d’aujourd’hui" à la Galerie de France à Paris, au côté de Bazaine, Borès, Chauvin, Estève, Fougeron, Gischia, Lapicque, Le Moal, Pignon, Singier, Villon.

18 juin 1943 : fait la connaissance d’un jeune écrivain, Camille Bourniquel, venu lui acheter plusieurs tableaux à l’atelier.

16 septembre 1943 : accompagne Camille Bourniquel à la Grande Trappe de Soligny pour trois jours de retraite. Cette expérience spirituelle marquera profondément et durablement sa vie et son œuvre.

Premières réunions clandestines pour préparer le futur Salon de Mai autour de Gaston Diehl.

Début 1944, reçoit la visite de René Drouin et Gildo Caputo : un contrat lui sera proposé le 25 avril, qui durera jusqu’en 1948.

24 mars 1944 : premier achat par le Musée National d’Art Moderne de Paris d’un 40 F (Combat de coqs).

Expose Les Pèlerins d’Emmaüs au Salon d’Automne de la Libération, qui a lieu au Musée National d’Art Moderne.

13 avril 1945 : naissance de sa fille Christine, à Paris.

Présente au premier Salon de Mai un 120 F : Salve Regina, toile majeure qui sera achetée par le Musée de Nantes, le 3 août 1947.

Participation à l’Exposition de la "Jeune peinture française" au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Premières ventes à des amateurs étrangers.

En juin 1945, à la demande de son ami l’architecte Édouard Albert, décore avec Le Moal et Singier le Centre d’Accueil des prisonniers et rapatriés de Thionville.




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1946-1951 :

Du 30 novembre au 21 décembre 1946 : expose 16 œuvres à la Galerie René Drouin, 17, place Vendôme à Paris, avec ses amis Jean Le Moal et Gustave Singier. Camille Bourniquel signe les textes de ce premier catalogue.

Au printemps 1947, a la troublante surprise de recevoir la visite de Georges Rouault, qui évoque le vitrail devant les œuvres présentées dans l’atelier.

En octobre, la Chanoine Ledeur, ami d’enfance de François Mathey, le sollicite pour créer les vitraux d’une petite église de campagne du diocèse de Besançon : Saint-Agathe des Bréseux, où sera posé, le 5 décembre 1948 (jour de son anniversaire), son premier vitrail qui a pour titre "Paysage bleu". L’ensemble sera achevé et inauguré en 1950.

En été 1948 : retourne au Crotoy en famille, pour la première fois depuis 1939. Il y séjournera également en 1949. De ses deux séjours naîtront une première série d’huiles inspirées par la Baie de Somme : Barques dans la Baie de Somme, Barques grises, Baie de Somme, Marée Basse, Le Port bleu... en 1948 - Le Flot en Baie de Somme, Port du Crotoy au petit jour... en 1949, ainsi que de nombreuses aquarelles.

Premières expositions personnelles à Paris en 1949 : en avril à la Galerie Jeanne Bucher où sont présentés ses premières lithographies et un ensemble d’aquarelles et de toiles répondant au thème de Pâques ; en novembre à la Galerie Billiet-Caputo, rue de la Boétie.

Se voit sélectionné parmi les 7 exposants de la section française à la XXVe Biennale de Venise en 1950. Au Salon de Mai 1951 : présente une toile particulièrement importante dans l’évolution de son œuvre : Longwy la nuit. Sa première exposition personnelle à l’étranger a lieu à la Galerie Apollo à Bruxelles en décembre 1951.

Participe à l’Hommage rendu au Palais de Chaillot à Georges Rouault à l’occasion de son 80e anniversaire.




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1952-1955 :

Trois nouveaux séjours au Crotoy ponctuent cette période : à Pâques 1952 - en été 1953 dans une maison donnant directement sur la plage - en été 1955, dans une maison donnant directement sur le port.

Développe dans cette période une nouvelle série d’œuvres inspirées par la Baie de Somme et la Mer du Nord : Marée basse, Morte-eau, Mer du Nord, ... Marée montante qu’il présente au Salon de Mai de 1954.

Exposition personnelle importante à la Galerie de France en décembre 1952 où sont présentées des toiles de grands formats sur le thème de la Passion du Christ. Deux expositions particulières à l’étranger en 1953 : à Turin (Galerie Lattès) et à New York (Galerie Pierre Matisse).

Deux prix internationaux consacrent alors son œuvre : le premier prix de Peinture à la Biennale de São Paulo en 1953 et le grand prix de Peinture à l’Institut Carnegie de Pittsburgh en 1955.

Création en 1952 du petit vitrail de l’Église de Tous-les-Saints à Bâle, à la demande de l’architecte suisse Hermann Baur. En 1954, il termine les vitraux d’Arles-Trinquetaille.

Début de sa collaboration avec les tisserands Plasse Le Caisne qui deviendront les interprètes privilégiés de la plupart de ses tapisseries et vêtements liturgiques.




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1956-1957 :

En février 1956 : achète une maison à Emancé, aux confins nord de la Beauce, non loin de Chartres où travaille son maître verrier François Lorin avec lequel il collabore depuis 1948 (Les Ateliers Lorin seront repris en 1973 par Jacques Juteau & Gérard Hermet).

Les événements de Hongrie (Requiem pour Novembre 56) provoquent la fin d’une période de peinture lumineuse et joyeuse inspirée par la Hollande où il s’était rendu en février 1955 à l’occasion d’une importante exposition au Stedelijk Van Abbemuseum à Eindhoven puis en été 1956, avec son ami le sculpteur Adam, afin de visiter la double rétrospective de Rembrandt pour le 350e anniversaire de sa naissance.

En décembre 1956, présente à la Galerie de France ses tableaux inspirés de paysages hollandais : Polders enneigés, Moins 12°, Port néerlandais...

Inauguration en 1957 de la Chapelle de Hem (Nord) conçue en collaboration étroite avec Hermann Baur, à l’instigation de Philippe Leclercq, grand amateur d’art, et promoteur du projet et de sa réalisation.




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1958-1962 :

Effectue en 1958 et 1959 deux séjours en Haute-Provence, près du Verdon, qui marqueront un tournant décisif dans son œuvre. Immédiate provocation graphique des rythmes de la nature. Il exécute sur place une série de lavis, puis de retour à l’atelier, une série de tableaux : Le Verdon, Aube sur la garrigue, Le Remous, Vers Tourtour... qui seront présentés à la Galerie de France fin 1959.

En 1960 : création en Italie de 340 costumes et de décors pour le "Decameron" de Boccace, ballet de Léonide Massine, présenté au Festival International de Ballet de Nervi en Italie.

Présentation d’une série d’œuvres de grand format sur le thème de la Passion et de Pâques à la XXXIe Biennale de Venise en 1962. Le grand prix de Peinture lui est attribué.




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1963-1966 :

Période marquée par l’Espagne qu’il découvre à Pâques 1963. Effectuera (jusqu’en 1985) de réguliers séjours à différentes saisons à la Ermita de Luchente, entre Valencia et Alicante, chez son ami Don Alfonso Roig.

Exposition, à la Galerie de France en avril 1966, consacrée aux œuvres nées de paysages espagnols : Hommage à Miguel de Unamuno, Nuit sur l’Email, Terre espagnole, Vers Jativa...

En 1963, Georges Wilson lui demande la création des costumes pour la "Vie de Galilée" de Brecht au T.N.P. ; son fils Jean-Baptiste en conçoit la scénographie.

Création en 1964 des vitraux de la crypte de l’Église Saint-Gereon à Cologne en Allemagne, où il a déjà posé des vitraux, en 1959, dans la crypte de la cathédrale d’Essen.

Réalisation par l’Atelier Plasse Le Caisne de deux tapisseries monumentales destinées l’une au foyer de la Musique de la Maison de l’O.R.T.F. à Paris (1963), et l’autre à la Salle du Conseil du Port Autonome du Havre (1965).

En 1964 : exposition personnelle itinérante aux États-Unis. Effectue deux voyages en Scandinavie : à Oslo en 1965, à l’occasion d’un vernissage, à Lund, en Suède, l’année suivante.




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1967-1970 :

Premier voyage au Canada en juillet 1967. Prononce une conférence au Pavillon français de l’Exposition Universelle de Montréal. Reçoit la commande d’une tapisserie pour le Centre National des Arts d’Ottawa - tapisserie de 37 m~ qu’il viendra mettre en place en 1969 avec son ami Jacques Plasse Le Caisne. Passe quelques jours dans la région des Iles du Lac Rideau.

Peint un "Hommage à Martin Luther King", en avril 1968.

Début 1970, présente à la Galerie de France une série d’œuvres peintes depuis 1967 d’après les paysages canadiens et l’hiver : Le Grand Nord, Fishes’ Sanctuary, Paysage esquimau, Soleil d’hiver, Givré...

A la fin de l’entretien publié dans le catalogue de l’exposition, il confie son souhait de reprendre les thèmes des paysages de son enfance.

Décembre 1970 : attentif au procès des militants basques de Burgos.




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1971-1975 :

Période troublée par l’expulsion de son atelier parisien qui sera détruit en 1973. Y réalisera, avant de le quitter, une importante série d’aquarelles.

5 juin 1973 : se fixe alors définitivement à Emancé, où il poursuit une série de toiles commencées en 1971, inspirées par les terres à blés de la Beauce et de la Mancha. Travaille également à de grandes toiles où retentissent certains événements dramatiques. Ce double ensemble sera montré à la Galerie de France en 1975 : Le Procès de Burgos, Vietnam,Vietnam, Le 11 septembre 1973 - Moisson 1 & Il, Avril en Beauce, Alléluia des champs, La Mancha d’octobre...

Plusieurs chantiers de vitraux se succèdent : inauguration des vitraux de Brême en mai 1973, création des vitraux de l’église Saint-Bénigne à Pontarlier, de la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg (Suisse).

Aborde un très grand format pour le tirage de deux lithographies : Le Procès, qui viennent compléter son œuvre gravé.

Les douze tapisseries sur le thème des Cantiques Spirituels de Saint Jean de la Croix, tissées par l’Atelier Plasse Le Caisne d’après une série de lithographies de 1958, sont présentées au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1971. La Fondation Gulbenkian à Lisbonne lui consacre une rétrospective en automne 1973.




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1976-1977 :

Années difficiles pour la peinture.

Inquiet au sujet des méthodes de restauration et de protection expérimentées sur le vitrail du Porche Royal de la cathédrale de Chartres, il fonde avec Jean Bazaine, le 10 mars 1976, l’Association pour la Défense des Vitraux de France (A.D.V.F.).

Au printemps 1976, découvre l’Algérie et le désert ; puis le Sénégal à l’occasion d’une rétrospective de son œuvre au Musée Dynamique de Dakar.

Sa mère meurt à Emancé le 19 janvier 1977, après huit longs mois de maladie. Son enterrement a lieu à Saint-Ouen. La famille et les amis se réunissent au Crotoy qu’elle aimait tant.

15 mai-29 juin 1977 : effectue un long séjour au Crotoy, où il se livre à la joie de copier de simples galets ramassés par sa petite fille Jeanne (née le 16 mai 1975). Les Sables naîtront de ce retour sur les lieux heureux de son enfance.




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1978-1983 :

Amorce deux nouvelles séries de peinture qu’il poursuivra jusqu’en 1985. L’une évoquant les paysages aquatiques liés à sa prime enfance à Thuison - redécouverts lors d’un déplacement au Touquet pour une exposition en juillet 1978. L’autre évoquant les bidonvilles imaginés du Brésil.

Les premiers tableaux de ces deux séries complètent la rétrospective de son œuvre que lui consacre, fin 1981, le Musée de la Poste à Paris, à l’occasion de l’émission de son timbre "Alléluia" : Les Hortillons au printemps, Marais picard au petit matin, Marais à Thuison..., Favellas, Hommage à Mgr Oscar Arnolfo Romero (archevêque de San Salvador, assassiné le 24 mars 1980), Hommage à Dom Helder Camara...

Fin 1983, une exposition dans les nouveaux locaux de la Galerie de France, réunit - avec les Galets et les lavis Sables - ces deux séries enrichies de nouveaux tableaux : Soirée d’automne dans les marais picards, Nuit d’hiver dans les marais picards, Promenade dans les Hortillonnages, Nuit en Baie de Somme...

Fin novembre 1978, achève à Barcelone, un album de 15 lithographies sur le thème de Pâques commencé dans cette ville l’année précédente. Illustre également deux ouvrages : "L’Enfant dans la cité des ombres" de Camille Bourniquel et les "Élégies majeures" de Senghor.

26 octobre 1980 : se rend à Berlin, pour l’inauguration du grand vitrail triangulaire Alléluia.

Début 1982 : création des 29 maquettes au 10e du projet de l’ensemble des vitraux de l’Église du Saint-Sépulcre d’Abbeville, dans son atelier 51, rue Maurice Ripoche, Paris 14e où il travaillera épisodiquement de 1979 à la fin 1985.




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1984-1988 :

Plusieurs chantiers de vitraux marquent cette période. Pose, à la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg, des fenêtres hautes en 1984 et de la rose du clocher occidental en 1988. Inauguration : le 13 juillet 1985 des vitraux de la chapelle Notre-Dame de la Bonne Nouvelle à Locronan en Bretagne, en avril 1985 des vitraux de la Salle Saint-Roch à Céret ; le dimanche de Pâques 1987 de l’ensemble des vitraux de la Cathédrale de Saint-Dié dont Jean Bazaine a été le maître d’œuvre.

1986,1988, aménage un pavillon et un atelier pour travailler l’hiver à Clamart, où sa fille - qui entreprend alors le catalogue raisonné de son œuvre - habite déjà.

En 1986, reprend en peinture le thème de la Passion du Christ, puis commence en 1987, cinq grandes toiles en hauteur (400 X 200 cm) d’inspiration urbaine et nocturne.

Livraison en 1984 de la tapisserie monumentale que les Plasse Le Caisne viennent de tisser pour l’Ambassade de France à Washington.

Expose en Suède où il se rend en 1984 et en 1988 ; au Centre Noroît à Arras en 1986. Participe à l’exposition inaugurale du nouveau Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne fin 1987.

En 1988, Pierre Encrevé réunit trente-trois de ses œuvres majeures sur le thème de la Passion (1948-1988) pour une importante exposition itinérante qui se termine à Dublin. Découvre à cette occasion les paysages irlandais du Connemara.

La Nuit de Gethsemani (1952), le représente au Centre Georges Pompidou pour la manifestation commémorative des années 50.




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1989-1992 :

Dimanche 2 avril 1989 : inauguration des trois premières verrières du chœur de l’Église Saint-Sépulcre à Abbeville - projet qui lui tenait à cœur depuis sept ans. Le travail de réalisation et de pose des vitraux se poursuit en 1990.

En été 1989, présente au Centre Culturel d’Issoire 28 "paysages" de 1945 à 1985.

En 1989, son tableau Salve Regina (1945), est accroché à Moscou (Musée Pouchkine), puis à Leningrad (Ermitage), pour l’exposition "L’Art en France, un siècle d’inventions".

Le triptyque avec prédelle L’Empreinte (présenté pour la première fois en 1962 à la Biennale de Venise) est accroché au Musée du Louvre à Paris pour l’exposition "Polyptyques" du 27 mars au 23 juillet 1990.

3 avril 1990, il se rend en Tchécoslovaquie pour assister au vernissage de l’exposition que lui consacre la Galerie de la Ville de Prague.

Tournage du film de Gérard Raynal Les offrandes d’Alfred Manessier à Emancé, à Abbeville et dans la Baie de Somme. (Voir la filmographie).

Se consacre surtout au chantier d’Abbeville, alternant les moments de correction des derniers vitraux aux Ateliers Lorain à Chartres et de leur pose sur place.

Peint les Espaces marins, dernière déclinaison de la Baie de Somme en trois variations monumentales qui viennent clôturer sa rétrospective dans les Galeries nationales du Grand Palais à Paris du 7 octobre 1992 au 4 janvier 1993.

17 octobre : inauguration dans le grenier et le cellier de Loëns à Chartres d’une double exposition de ses vitraux et des tapisseries tissées par ses amis Jacques et Billou Plasne le Caisne.




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1993 :

Séjours à la Villa Médicis à Rome en février, puis à Budapest en mai - villes où sa rétrospective s’est prolongée.

En avril, voyage en Suisse à l’occasion de sa double exposition dans l’Abbatiale-Musée de Payerne et de celle du Musée Suisse du vitrail à Romont.

Dimanche 30 mai à Abbeville : l’ensemble quasiment terminé des vitraux de l’église du Saint-Sépulcre est inauguré le jour de la Pentecôte.

Victime d’un accident de voiture le 28 juillet à son retour de vacances, il meurt le dimanche 1er août à l’hôpital d’Orléans-La Source. Ses funérailles ont lieu à Abbeville le 5 août dans la lumière de ses vitraux, puis dans le cimetière de son village natal.

5 décembre, le jour de son anniversaire, pose des derniers vitraux de l’église du Saint-Sépulcre d’Abbeville dans les saignées ogivales au-dessus des deux autels collatéraux.

9 décembre : vernissage de l’exposition posthume de ses 27 aquarelles Verticales créées au début de l’année comme une suite d’offrandes.

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